Dans les rues de la capitale, des citoyens estiment que ces mesures sont en droite ligne avec l’idéologie promue par le président Traoré, notamment la Révolution progressiste populaire et vise à évaluer la capacité interne de production. «Ce n’est qu’après avoir évalué votre capacité de production que vous pouvez déterminer jusqu’où vous pouvez exporter. L’autosuffisance alimentaire revient à dire que le peuple burkinabè doit évaluer sa capacité de production de denrée alimentaire», a estimé Ghislain Dabiré, acteur de la société civile.
Pour beaucoup, valoriser le riz tout comme le bétail est une très bonne initiative. Ils comprennent la volonté des autorités de préserver les ressources disponibles sur le territoire, particulièrement à l’approche des périodes de forte demande.
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Malgré quelques inquiétudes sur les échanges commerciaux, d’autres restent convaincus que cette suspension ne freinera pas les activités économiques. Certains saluent les initiatives en cours au profit des producteurs pour éviter les difficultés d’approvisionnement. Et en parlant de souveraineté, ils font surtout référence aux risques de santé publique liés aux exportations.
«La Révolution progressiste populaire mise sur la souveraineté à tous les niveaux de la société et qui parle de souveraineté doit parler de la maîtrise de ce que nous consommons. C’est une politique d’autoconcentration et de production agricole, avec le réaménagement des barrages que nous avons sur toute l’étendue du territoire», a expliqué Niblé Gnanou, analyste politique, consommateur.
Pour Moussa, la priorité revient aux Burkinabè. Il s’agit pour l’État de soulager les familles, dans l’intérêt supérieur de la Nation. C’est pourquoi toutes les mesures prises se doivent d’être respectées scrupuleusement.
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«Nous saluons cette mesure car à chaque fête, les commerçants mènent la vie dure aux populations. Ces interdictions permettront au citoyen lambda, de pouvoir acheter un mouton et dur riz local à des prix abordables», a lancé Moussa Sanfo, acteur de la société civile.
Entre soutien à la consommation locale et espoirs d’un lendemain meilleur, les Burkinabè semblent surtout retenir un objectif: garantir des produits accessibles et éviter toute pénurie sur le marché national.
