La problématique des règles d’origine devrait occuper une place centrale au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf),
Ces règles d’origine sont les critères techniques utilisés pour déterminer la «nationalité économique» d’un produit en fonction desquels un produit peut être déclaré éligible aux tarifs préférentiels (réduction ou suppression des droits de douane) lors de leurs échanges entre les pays membres d’une zone de libre-échange.
Au sein de la Zlecaf, cette règle d’origine permettra de garantir que seuls les produits transformés ou fabriqués sur le continent africain bénéficient des avantages de l’accord.
L’objectif est d’éviter que des produits fabriqués en dehors de l’Afrique et importés des pays tiers, ne soient pas réexportés vers d’autres pays de la zone de libre échange sans valeur ajoutée.
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Pour cela, il faut déterminer la règle d’origine de chaque produit échangé au niveau de la zone de libre-échange.
Par définition, au niveau de la Zlecaf, un produit est considéré comme originaire d’un pays s’il y est entièrement produit (matières premières, produits agricoles,…) ou bien s’il y est substantiellement transformé.
Pour ce second cas qui pose problème, cette transformation est mesurée par un changement de classification tarifaire ou par le taux de valeur ajoutée locale.
C’est dans ce cadre que s’inscrit l’atelier de formation de formateurs consacré aux règles d’origine dans le contexte de la Zlecaf au profit de cadres de la Douane de l’Union des Comores.
Cet atelier, coanimé par des experts de l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) du Royaume du Maroc et de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), la formation alterne sessions interactives, travaux pratiques et présentations individuelles.
La formation a permis aux participants de consolider leurs acquis et de développer leurs aptitudes à transmettre leurs connaissances dans une logiques de formation de formateurs.
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En plus des séances de formation, les participants ont également pu effectuer des visites de terrain à l’Institut de formation douanière à Benslimane ainsi qu’au port de Casablanca, leur offrant un aperçu concret des dispositifs de formation et des pratiques douanières portuaires qui illustrent les avancées marocaines en la matière.
Cet atelier témoigne de l’engagement conjoint des partenaires en faveur du développement de la coopération douanière en Afrique et de la mise en œuvre effective de la Zlecaf. Il intervient aussi dans la continuité des formations initiales précédemment dispensées par l’OMD au profit de la Douane comorienne.
En fin, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’OMD, le programme OMD-UE sur les règles d’origine en Afrique vise à promouvoir une compréhension harmonisée de ces règles, en tant que levier clé pour le développement des échanges intra-africains.
Le Maroc, via l’ADII, «réaffirme son engagement en faveur d’une coopération africaine fondée sur le partage d’expertise et d’échange d’expérience», souligne l’ADII.
