«Nous demeurons particulièrement préoccupés par les incidents ayant entraîné des pertes en vies humaines durant la période électorale», a déclaré dimanche la vice-commissaire nationale de la police et présidente de la structure nationale de coordination opérationnelle et du renseignement, Tebello Mosikili, lors d’un point de presse à Pretoria.
Le Gauteng arrive en tête avec sept meurtres, suivi du KwaZulu-Natal (six), du Cap-Occidental (trois), du Cap-Oriental (deux), du Free State et du North West (un chacun).
Sur les 139 dossiers criminels ouverts à l’échelle nationale, 21 remontent au premier week-end d’inscription des électeurs, 13 au deuxième et 105 à d’autres périodes.
Outre les 48 arrestations, 69 affaires font toujours l’objet d’enquêtes, huit ont été transmises au parquet et 25 ont été portées devant les tribunaux.
Les infractions à la loi électorale représentent 72 dossiers, suivis notamment de 14 agressions, dix affaires de meurtre et dix cas d’intimidation.
La police n’a toutefois pas précisé le lien entre les dix meurtres figurant dans ces dossiers et les 20 assassinats politiques recensés séparément.
Mme Mosikili a également annoncé l’interdiction de toute manifestation ou marche le mercredi 4 novembre. «Si vous manifestez, vous commettez un délit», a-t-elle averti, précisant que les rassemblements devront prendre fin à minuit mardi.
«Aucune personne ni organisation n’a le droit d’entraver les bureaux de vote, de menacer les agents électoraux ou d’intimider les électeurs», a-t-elle insisté.
Les autorités surveillent notamment les tensions politiques, les mouvements de protestation liés aux services publics, les actes ciblant les étrangers et les violences dans le secteur des taxis.
Au KwaZulu-Natal, une ordonnance provisoire de la Haute Cour de Durban interdit notamment les intimidations, les violences et les manifestations dans un rayon de 100 mètres autour des bureaux de vote pendant le scrutin, le dépouillement et l’annonce des résultats.
«Le gouvernement [...] réagira fermement aux actes criminels», a assuré Mosikili, appelant les partis, les candidats et leurs sympathisants à faire preuve de retenue.
Par ailleurs, quelque 2,65 millions d’électeurs sont autorisés à participer au vote spécial des élections locales sud-africaines, prévu lundi 2 et mardi 3 novembre.
Au total, 2.655.067 électeurs ont été approuvés pour ce scrutin anticipé, sur un corps électoral de 29.230.808 inscrits.
Les bureaux de vote seront ouverts de 08h00 à 17h00 durant ces deux journées.
Le scrutin général se tiendra mercredi 4 novembre. Environ 28 millions de bulletins de vote sont en cours de distribution, leur impression étant achevée.
