Aïd Al Wahda: à Bamako, une table ronde sur l’unité nationale, la paix et le développement régional

Le 02/11/2026 à 09h37

VidéoPremier anniversaire de la Fête de l’Unité, table ronde à Bamako, débat sur le Sahara et la sécurité sahélo-saharienne: la diplomatie marocaine au Mali a voulu transformer la commémoration en moment de réflexion régionale.

L’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, Driss Isbayène, a célébré la première Fête de l’Unité (Aïd Al Wahda) à travers une table ronde sur le thème «l’unité nationale du Maroc, un facteur de stabilité et de développement dans l’espace sahélo-saharien». L’événement s’est tenu au Radisson Collection de Bamako, le samedi 31 Octobre 2026.

Le diplomate marocain estime «qu’il a pensé a organisé cette conférence pour expliquer la symbolique et la genèse de la Fête de l’unité et en même temps, essayer de faire comprendre que l’intégrité territoriale du Maroc ne concerne pas que le Maroc», parce que dit-il, «la paix, la stabilité dans la région du Maghreb concerne aussi la paix et la stabilité dans tout l’espace sahélo-saharien et bien au-delà».

«Prendre en main cette question de développement et de stabilité»

Il ajoute que «la question du Sahara n’a fait que trop durer. Le Maroc est ce Sahara, il est en train de développer son Sahara et nous sommes prêts à prendre en main toute cette question de développement, de stabilité dans notre pays». Pour Driss Isbayène, «le Maroc se développe aux dépens de tous les défis crées par d’autres acteurs qui cherchent vraiment un État artificiel au sud du Maroc».

Il conclut en disant: «nous sommes confiants en l’avenir et l’unité ne fait que se renforcer de plus en plus». Pour l’un des conférenciers, Daouda Tékété, journaliste, «le rétablissement de la vérité historique exige de nous d’avoir une attitude vis-à-vis de nos frères et voisins (...) qui ont fait montre de volonté de nous considérer comme des gens à part entière, qui doivent se battre pour faire en sorte que le continent africain retrouve enfin sa dignité».

«Un même continent, un même destin»

Il ajoute que «depuis le Moyen-âge, notre pays a entretenu des relations avec le Maroc, jusqu’à la première république du Mali, avec la création du groupe de Casablanca, qui a été le tout premier groupe qui n’a pas tenu compte de la zone frontalière entre le Sahel et le Sahara».

Il poursuit en disant que «l’évolution historique de nos relations avec le Maroc, c’est un pays qui au-delà de tout ce qui est dit et de tout ce qui est fait, essaye de faire en sorte que nous nous sentions tous comme des habitants à part entière d’un seul et même continent qui a un seul et même destin».

Pour sa part, le directeur exécutif de l’institut TIRAC-SAHEL, Souleymane Satigui Sidibé, a déclaré que «le plan d’autonomie que le Maroc propose et qui attiré l’adhésion de la grande majorité des nations est la solution la plus viable, non seulement pour résoudre une crise qui ne devrait même pas exister, mais aussi pour garantir la sécurité internationale dans la bande sahélo-saharienne».

Par Diemba Moussa Konaté (Bamako, correspondance)
Le 02/11/2026 à 09h37