«Je tiens à préciser clairement que je ne démissionne pas», a souligné M. Ramaphosa dans un discours adressé à la nation et transmis en direct à la télévision, depuis le siège du gouvernement à Pretoria.
Il a estimé que démissionner maintenant reviendrait «à céder à ceux qui voudraient remettre en cause la reconstruction de notre société», précisant que «j’ai pleinement l’intention de continuer à servir le peuple sud-africain». Il a expliqué que, bien qu’il y ait eu des appels à sa démission, rien dans la décision de la Cour constitutionnelle ne l’oblige à le faire, la Cour n’ayant fait aucune constatation sur sa conduite, mais a réaffirmé les principes de l’ordre constitutionnel.
Il a indiqué être conscient du besoin de certitude et de stabilité, en particulier dans des périodes difficiles comme celles que traverse le pays actuellement, assurant qu’il n’a détourné aucun fonds public, n’a commis aucun crime et avoir coopéré à toutes les enquêtes.
Vendredi dernier, la Cour constitutionnelle a rendu un verdict annulant un précédent vote du Parlement concernant l’affaire dite «Phala Phala», ouvrant ainsi la voie à une éventuelle destitution du président.
Aux termes de ce verdict, le Parlement est appelé à transmettre officiellement le dossier à une commission spécialisée chargée de la responsabilité politique (commission de destitution) afin d’engager ses travaux.
L’arrêt de la Cour constitutionnelle constitue l’une des décisions les plus importantes rendues contre un président en exercice dans l’histoire démocratique de l’Afrique du Sud.
