Sénégal: le taux de croissance projeté à 9,2% en 2024

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Le 20/11/2023 à 07h44

Le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel au Sénégal est projeté à 9,2% en 2024 contre une prévision de 4,1% en 2023, a indiqué le ministre des Finances et du Budget Mouhamadou Moustapha Ba qui défend le Projet de loi de finances initiale (LFI) 2024 devant l’Assemblée nationale.

Cette croissance serait essentiellement tirée par le secondaire (+20,6%) et, dans une moindre mesure, par les secteurs primaire (+4,8%) et tertiaire (+6,0%), a ajouté le responsable sénégalais devant les députés . «Globalement, le déficit budgétaire, dons compris, est projeté à 1045,4 milliards FCFA, soit 5,5% du PIB dans la LFI 2023, contre une réalisation de 1054,2 milliards FCFA, soit 6,1% du PIB à fin décembre 2022», a déclaré M. Ba dans le rapport de la commission de l’Assemblée nationale sur l’examen du projet de loi de finances 2024.

Le projet de loi de finances initiale estimé à 7003,6 milliards FCFA, a été adopté samedi par les députés de l’Assemblée nationale dont les plénières pour la LFI se sont ouvertes samedi. Quatre-vingt-dix députés ont voté pour l’adoption du budget de l’année à venir, tandis que 32 parlementaires ont voté contre et 10 députés se sont abstenus.

«Les ressources totales de l’État sont projetées en hausse de 10,8% (+383,2 milliards FCFA), passant de 3 536,3 milliards FCFA en 2022 à 3 919,5 milliards FCFA pour l’année 2023. Elles sont constituées de recettes budgétaires pour une valeur de 3 640,5 milliards FCFA et de dons à hauteur de 279 milliards FCFA», a ajouté le ministre des Finances et du Budget, relevant que la pression fiscale au titre de l’année 2023 s’établirait à 18,3% du PIB, contre «18,2% observé un an auparavant».

Le ministre a souligné que «les dépenses publiques sont prévues à 4 964,8 milliards FCFA à la fin de l’exercice 2023 contre 4 590,4 milliards FCFA en 2022, soit un accroissement de 374,5 milliards FCFA (+8,2%)».

«Cette évolution, relève-t-il, serait portée par la progression de l’investissement qui devrait s’accroître globalement de 3 092 milliards FCFA (+24,2%) pour s’établir à 1 588,2 milliards FCFA en fin 2023». Le ministre a ajouté que les dépenses courantes «passeraient globalement, de 3 311,4 milliards FCFA en 2022 à 3 376,7 milliards FCFA en 2023, soit une hausse de 2,0%». Cela traduit «les effets de la progression de la masse salariale et des charges d’intérêt», dit-il.

«En effet, la masse salariale (hors prestations sociales) est attendue en hausse de 12,0% pour aboutir à 1 235 milliards FCFA en 2023», a indiqué Mouhamadou Moustapha Ba, relevant que «cette évolution devrait refléter la prise en compte des engagements de l’État en termes de revalorisation des salaires des agents du secteur public».

M. Ba a affirmé d’autre part que «la pression fiscale est projetée à 19,4% du PIB en 2024 contre 18,3% au titre de la LFI 2023, soit une progression de 1,1% correspondant à une hausse de 693,3 milliards FCFA».

Par Le360 Afrique (avec MAP)
Le 20/11/2023 à 07h44