Sénégal: l’ex-président Macky Sall, en campagne pour diriger l’ONU, attendu à Dakar vendredi

Macky Sall lors de son grand oral devant l'Assemblée générale de l'ONU, le 22 avril 2026 à New York.

Le 14/07/2026 à 15h47

L’ex-président sénégalais Macky Sall, candidat au poste de secrétaire général des Nations Unies, a annoncé mardi sa venue vendredi à Dakar pour une rencontre avec son successeur Bassirou Diomaye Faye qui ne lui a jusqu’ici pas manifesté son soutien.

Ce serait la première fois que M. Sall, à la tête du Sénégal de 2012 à 2024, y reviendrait depuis son départ du pouvoir, le 3 avril 2024 avec l’entrée en fonction de M. Faye.

Sa candidature pour le poste de secrétaire général de l’ONU n’a pas été soumise par son pays, comme c’est souvent l’usage, mais par le Burundi, qui assure actuellement la présidence tournante de l’Union africaine (UA).

Fin mars, une vingtaine d’États membres de l’Union africaine (UA), dont le Sénégal, avait refusé de soutenir sa candidature pour remplacer Antonio Guterres.

L’ex-président est accusé par les autorités, au pouvoir depuis avril 2024, d’avoir réprimé sévèrement les manifestations de l’opposition entre 2021 et 2024 qui avaient fait des dizaines de morts dans le pays.

«Dans le cadre des consultations et visites que j’ai entreprises en rapport avec ma candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, je me rendrai au Sénégal le vendredi 17 juillet 2026», a écrit, sur Facebook, M. Sall qui «remercie» le président Faye pour l’entretien à venir.

L’ex-chef d’Etat, toujours à la tête de l’ex-parti au pouvoir APR, dit qu’il repartira de Dakar «aussitôt» après cet entretien. Sollicitée mardi par l’AFP au sujet de cet entretien annoncé, la présidence sénégalaise n’a pas répondu.

M. Sall avait en avril mis au défi les nouvelles autorités d’abroger la loi d’amnistie couvrant les crimes commis entre 2021 et 2024. «On saura qui est qui et qui a fait quoi», avait-il déclaré, sur les réseaux sociaux, se défendant de toute prévarication.

Malgré la loi d’amnistie, les nouvelles autorités ont promis de faire la lumière sur ces évènements et de rendre justice aux victimes.

Un collectif se présentant comme des victimes de la répression sous M. Sall a en mars affirmé s’opposer à sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU, l’accusant de «crimes de sang et économiques».

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 14/07/2026 à 15h47