Arrachés dans le district de Waterberg, dans la province du Limpopo, ces arbres protégés, pesant jusqu’à 30 tonnes chacun, sont actuellement immobilisés dans un entrepôt logistique à Durban, rapporte dimanche la presse locale.
Le ministère des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement a confirmé que l’exportateur ne disposait pas des autorisations environnementales requises. Une demande de régularisation déposée après les faits a été rejetée.
«Le ministère a refusé de délivrer une autorisation rétroactive pour régulariser des activités criminelles présumées», a indiqué la même source.
L’experte Sarah Venter, fondatrice de la Baobab Foundation, a précisé que deux textes législatifs distincts exigeaient des autorisations pour déraciner ces arbres.
«Ils ne disposaient ni de l’une ni de l’autre», a-t-elle déclaré, espérant que les spécimens puissent être sauvés.
«J’espère que les arbres seront restitués à la province du Limpopo, d’où ils proviennent, et replantés dans leur milieu naturel», a-t-elle ajouté.
La législation sud-africaine prévoit, pour les infractions à la loi sur les forêts nationales, une amende, une peine d’emprisonnement pouvant atteindre trois ans, ou les deux sanctions.
