Afrique du Sud : plus de 40.000 immigrants irréguliers arrêtés depuis janvier

Le 15/06/2026 à 12h03

Plus de 40 mille immigrants en situation irrégulière ont été arrêtés à travers l’Afrique du Sud depuis le début de l’année, alors que le gouvernement intensifie sa répression de la migration irrégulière, a révélé dimanche le Comité interministériel (IMC) sur la migration.

«Au cours du mois dernier seulement, plus de 7.400 immigrants en situation irrégulière ont été arrêtés pour violation de la loi sur l’immigration. Depuis le 1er janvier 2026, les opérations des forces de l’ordre menées dans tout le pays ont conduit à l’arrestation de plus de 40.000 immigrants en situation irrégulière», a déclaré la ministre de la Justice et du Développement constitutionnel, Mmamoloko Kubayi.

L’IMC a qualifié ce chiffre de preuve que le gouvernement intensifie ses efforts pour faire appliquer les lois sur l’immigration et restaurer la confiance du public.

«Cela démontre que le gouvernement ne ferme pas les yeux sur l’immigration illégale et que nous intensifions nos efforts pour la maîtriser», a expliqué Mme Kubayi.

Les autorités ont également renforcé la sécurité aux points d’entrée, en déployant des drones, des caméras portées sur le corps et des barrages routiers le long des principaux axes menant aux postes frontières tels que Beitbridge, qui sépare l’Afrique du Sud et le Zimbabwe.

Le Comité a indiqué que cette vigilance accrue a récemment permis d’intercepter à l’aéroport international de Johannesburg neuf ressortissants bangladais, qui auraient tenté d’entrer dans le pays avec des visas frauduleux.

La répression a également ciblé les employeurs accusés de violer les lois sur l’immigration et le travail, de récentes opérations multisectorielles dans le Cap-Occidental, le KwaZulu-Natal et le Gauteng ayant abouti à des dizaines d’arrestations, y compris des employeurs accusés d’embaucher des étrangers en situation irrégulière.

Le Comité a aussi révélé que les efforts d’expulsion ont été accélérés, avec des centaines de ressortissants étrangers déjà rapatriés.

Il a confirmé que 980 ressortissants malawiens ont été expulsés le 10 juin du centre de rapatriement de Lindela (40 km à l’ouest de Johannesburg), tandis que des gouvernements comme ceux du Malawi, du Ghana et du Nigeria collaborent avec l’Afrique du Sud pour faciliter le retour de leurs citoyens.

L’IMC a réaffirmé que l’application des lois sur l’immigration relève de la responsabilité de l’État et a mis en garde contre le vigilantisme.

Le gouvernement a également mis en garde contre la propagation de la désinformation sur les réseaux sociaux, affirmant que de fausses vidéos et des images manipulées alimentent les tensions et les violences contre les étrangers.

Par Le360 Afrique (avec MAP)
Le 15/06/2026 à 12h03