«Aux termes de ce décret, tout étudiant burkinabè qui veut entamer des études à l’extérieur, bénéficiaire d’une bourse ou sur fonds propres, a l’obligation d’obtenir au préalable une autorisation du ministère en charge de l’Enseignement supérieur», a annoncé le gouvernement dans un communiqué à l’issue d’un Conseil des ministres.
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Selon les autorités, cette mesure vise à renforcer le suivi des parcours académiques et à s’assurer que les formations suivies à l’étranger répondent aux priorités définies par la vision actuelle du gouvernement.
Une orientation qui s’inscrit dans une dynamique observée dans plusieurs pays africains, où les États cherchent à mieux encadrer la mobilité des étudiants tout en développant leurs stratégies nationales de formation.
«Les innovations portent sur l’introduction de nouvelles catégories de bourses et une réorganisation des régions. Les nouveaux textes redéfinissent et élargissent les types de bourses à 13 catégories et introduisent de nouveaux dispositifs novateurs», a expliqué Pr Samuel Paré, secrétaire général du ministère chargé de l’Enseignement supérieur.
Au nombre des innovations, l’introduction de la bourse patriotique, permettant de financer directement la formation ou la recherche dans une logique d’engagement citoyen; la bourse d’inclusion pour les apprenants orientés par l’État; et la bourse spécifique d’indigence, qui remplace l’ancienne formule générale des aides et cible les étudiants en situation sociale particulièrement difficile.
Pour simplifier les démarches, une plateforme numérique sera prochainement déployée qui centralisera les demandes qui prendra en compte les critères retenus comme le domaine d’études de l’étudiant demandeur, le pays d’accueil et le mode de financement. Un communiqué donnera davantage de précisions.
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«Sous l’ancien décret, un engagement obligeait le boursier à rester disponible pendant les dix ans suivant ses études pour servir l’État. Ce délai est maintenant porté à 15 ans, conformément aux dispositions du décret 2025. Le gouvernement demeure profondément attaché à la mobilité des étudiants, à l’ouverture de notre système d’enseignement sur le monde et au développement du capital humain à travers les meilleures formations disponibles», a-t-il ajouté.
Le dispositif prévoit également une période transitoire de trois mois afin de permettre aux étudiants déjà engagés dans leurs projets de régulariser leur situation. Les autorités assurent enfin que cette décision ne cible aucun pays en particulier, malgré son entrée en vigueur dans un contexte marqué par la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France.
