L’heure n’est plus aux hésitations. Dans les lycées de Libreville, l’atmosphère est électrique. Les couloirs résonnent du bruit des cahiers que l’on feuillette, des discussions animées entre camarades et des derniers conseils prodigués par les enseignants. Les vacances sont oubliées, place à la «guerre» des révisions.
«On mise sur ce qui peut probablement venir», confie Orchée Mbazoghe, élève en Tle A1 au Lycée d’État de Libreville, un sourire en coin. Comme elle, d’autres candidats alternent les travaux dirigés (TD) et les groupes de travail. Une méthode plébiscitée pour éviter le surmenage, où les professeurs, véritables chefs d’orchestre, concentrent leurs efforts sur les matières essentielles.
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Mais derrière cette frénésie studieuse, les profils divergent. Si les mathématiques sont un passage obligé, elles ne suscitent pas la même angoisse chez tous. «Contrairement à ce qui se dit, les maths n’effraient pas tout le monde. Moi, j’aurai aimé faire la S», lance Orchée, défiant les clichés.
Un avis que ne partage pas son camarade Emile Nambo, qui avoue sans détour: «Personnellement, je ne vise pas les maths. Je les évite. Mais à une semaine ou deux de l’examen, je vais réviser quelques notions pour avoir le maximum de points.»
Une stratégie de dernier recours partagée par plus d’un candidat.
L’accompagnement bouclier contre la pression
Pour Christopher Mpiga, élève en Tle B, la clé de la réussite réside dans l’encadrement reçu. «On bénéficie d’un bel accompagnement de la part de la direction. Exercices, épreuves types et résumés de cours, tout est passé au crible», explique-t-il. Un luxe que tous ne peuvent pas s’offrir, mais qui semble porter ses fruits.
Dans la cour du Lycée Awassi, l’entraide prend une autre dimension. Abeme, élève en Tle D, travaille main dans la main avec une camarade. «Elle m’expliquait les enjeux de la conférence tripartite. C’est un vieux cours du premier trimestre, mais essentiel. On a aussi revu les maths, la philo, et l’éco femme , qui parle de la vie quotidienne. C’est très plaisant d’échanger comme ça», témoigne-t-elle, illustrant parfaitement l’esprit de solidarité qui règne dans les rangs des candidats.
Objectif 100%: le défi des chefs d’établissement
Si les candidats sont sur le pied de guerre, les responsables d’établissement sont en première ligne pour gérer les dégâts collatéraux du stress.
Fabrice Awassi, responsable du lycée, dresse un constat lucide: «L’examen amène son lot de pression, mais aussi la peur de l’échec. Nous avons des élèves de 15 ans qui ont du mal à contenir cela.» Sa méthode? Remettre les pendules à l’heure et insuffler une confiance inébranlable. «Nous leur répétons que c’est un examen comme un autre. Il s’agit de reproduire ce qu’on a appris en salle, en suivant les orientations des enseignants. L’objectif reste le même: faire nos 100% habituels», confie-t-il, affichant un optimisme contagieux.
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À l’approche du 14 juillet, les nerfs sont à vif, mais la détermination est intacte. Pour ces milliers de jeunes, les semaines à venir ne sont pas seulement une question de notes ; elles sont la promesse d’un avenir qu’ils sont prêts à conquérir, une copie à la fois.
