Cameroun. Y a t-il un antidote au poison de la fraude aux examens?

Des élèves d'une école publique à Yaoundé.

Le 18/06/2026 à 09h14

VidéoLe récent report des épreuves du General Certificate of Education décidé par le ministère des Enseignements secondaires après la fuite de sujets remet au goût du jour un mal devenu chronique. Entre causes et pistes de solutions, des citoyens s’érigent contre ce mal pourtant curable.

Les examens officiels de la session 2026 au Cameroun a été marquée par une fuite des épreuves du General Certificate of Education (GCE). Certaines épreuves de cet examen du sous-système anglophone se sont retrouvées sur la place publique via les réseaux sociaux avant même que les candidats ne les reçoivent dans les salles d’examen.

Ce qui a aussitôt entrainé le report de toutes les épreuves majeures et le renforcement drastique de la sécurité autour de cet examen qui sanctionne la fin du cycle secondaire chez les anglophones.

En 2025, quelque 255 acteurs du système éducatif dans le pays, dont 208 candidats et 47 enseignants avaient été officiellement sanctionnés par le ministre des Enseignements secondaires pour fraude lors de la session des examens officiels.

Cette vague de sanctions montre que les autorités disposent d’outils disciplinaires. Cependant, ces mesures disciplinaires mettent à nu les limites d’une réponse répressive. Au fil des années, la triche ternit l’image du Cameroun et fragilise tout le système éducatif national.

A la question de savoir ce qui peut amener un enseignant à mettre frauduleusement des épreuves à la disposition d’un candidat, certains habitants de Yaoundé trouvent la réponse dans la recherche du gain facile.

Pierre Célestin Nkoa habite le quartier Tongolo: «Certains enseignants veulent vivre au-dessus de leurs moyens, raison pour laquelle ils proposent des épreuves aux candidats moyennant des billets de banque», a-t-il déclaré.

La communauté nationale s’érige pourtant en faux contre ces pratiques honteuses et invite les enseignants véreux à plus de responsabilité. Aux élèves, à se concentrer sur leurs études afin d’aborder avec sérénité, les différentes épreuves aux examens officiels organisés tant par l’office du baccalauréat que par la Direction des examens et concours (DEC) du ministère des Enseignements secondaires.

Par Jean-Paul Mbia (Yaounde, correspondance)
Le 18/06/2026 à 09h14