Le Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant vient de jour le jour à Yaoundé. Une initiative continentale soutenue par le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef) dans le but de renforcer l’intégration des droits de l’enfant dans l’enseignement supérieur, la recherche et l’action publique en Afrique.
Ce Réseau fait suite aux engagements pris par plusieurs institutions universitaires du continent africain lors de la conférence internationale sur le rôle du monde académique dans la promotion et la protection des droits de l’enfant, tenue à Yaoundé au Cameroun en novembre 2025.
A l’issu de cette conférence, les dirigeants des institutions universitaires ont exprimé leur volonté de créer une plateforme structurée de coopération.
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Ce réseau ainsi créé, a un objectif tel qu’Ibrahim Ndiaye, Professeur titulaire des universités du Mali l’a révélé à la presse «notre but principal est de promouvoir une approche africaine, contextualisée et interdisciplinaire des droits de l’enfant, intégrée à l’enseignement, à la recherche, aux politiques et en lien avec les communautés».
L’établissement du Réseau africain des universités pour les droits de l’enfant illustre à souhait l’engagement collectif du monde académique africain et de ses partenaires, à renforcer le leadership intellectuel, institutionnel et politique en matière de droits de l’enfant, au service d’un développement équitable et durable sur le continent.
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La bataille des gouvernants africains et leurs partenaires comme l’Unicef se situe au tour de la promotion et de la protection des droits des enfants que sont le droit à une nationalité, le droit à la santé, le droit à l’éducation, le droit à la protection, le droit à la participation et le droit aux loisirs pour ne citer que ces quelques-uns.
Le Réseau créé, le Professeur Ibrahim Ndiaye du Mali a aussitôt été porté à la tête de ce mouvement avec pour première mission de l’étendre aux autres universités du continent.
Le Réseau entend mutualiser les cours, harmoniser les formations pour créer un socle commun de compétences en Afrique et porter les recommandations auprès de l’Union Africaine, des États et des bailleurs.
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Toutes les institutions universitaires peuvent faire partie de ce réseau qui contient déjà une quarantaine d’universités publiques et privées. Quarante universités réparties dans huit pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Maghreb.
