Des enfants jouent au bord de l’eau, des jeunes se retrouvent entre amis, tandis que des familles, groupe d’amis s’installent pour partager un moment de détente. À Port-Bouët comme à Grand-Bassam, les vacances donnent un autre rythme aux plages.
Pour beaucoup de visiteurs, l’objectif est de profiter du soleil, respirer l’air marin et surtout changer d’environnement. Après plusieurs mois de travail ou de contraintes quotidiennes, ces quelques heures passées au bord de la mer sont une parenthèse bienvenue.
«C’est le weekend donc je suis venue de Yopougon depuis 11 heures pour nager et changer un peu d’air. J’apprécie vraiment les vagues», confie Marie Thérèse, une estivante.
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Même constat chez cette élève en compagnie des amis. «On vient ici pour se détendre, prendre l’air et oublier un peu les problèmes du quotidien. Avec les amis on a passé neuf mois à bosser pour obtenir le baccalauréat, et donc comme c’est les vacances, on vient de détendre ici à la plage, une bonne occasion de passer du bon temps sans forcément dépenser beaucoup», ajoute Zoungrana Aïcha, la jeune vacancière, toute enchantée.
Au-delà des loisirs, la période des vacances représente également une opportunité économique pour plusieurs. Sur les rives, certains vacanciers profitent de la forte affluence pour développer de petits commerces. Boissons fraîches, nourriture, accessoires de plage ou autres produits sont proposés aux visiteurs.
Pour ces petits vendeurs occasionnels, quelques journées sur la plage peuvent permettre de réaliser des recettes supplémentaires et de mettre un peu d’argent de côté.
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«Je suis étudiante en deuxième année, je dois payer mes frais de scolarisation à la rentrée. Et donc je saisis de l’occasion pour venir à la plage vu qu’il y a de l’affluence en ces périodes pour me faire un peu d’argent (…)», raconte la jeune Yelbi Djaminata, commerçante de circonstance.
Les tenanciers de maquis, restaurants, buvettes et autres commerces installés aux abords des plages ne sont pas en reste. L’affluence des vacanciers constitue une période favorable pour augmenter leur chiffre d’affaires. Plus les visiteurs sont nombreux, plus les tables se remplissent et les commandes s’enchaînent.
Autre constat relevé par plusieurs visiteurs : l’état sanitaire des plages semble s’être amélioré. Les espaces paraissent globalement mieux entretenus qu’au cours des années précédentes, une évolution appréciée par les usagers qui souhaitent profiter du bord de mer dans un environnement plus agréable.
«On voit une différence. Les lieux sont relativement propres pas à cent pour cent, mais c’est acceptable comparativement aux ans précédents et cela donne davantage envie de venir, surtout ici à Port Bouët», estime Z. D. E., visiteur, satisfait des conditions observées sur le site.
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Cette amélioration contribue également à renforcer à l’image des plages mais également l’attractivité de ces espaces balnéaires, particulièrement sollicités pendant les vacances. Mais malgré ces avancées, les visiteurs sont invités à maintenir les bons réflexes; ne pas abandonner les déchets sur le sable, utiliser les poubelles disponibles et préserver les lieux.
Si la marée observée en cette période ne semble pas particulièrement haute, malgré les fortes pluies enregistrées ces derniers mois en Côte d’Ivoire, la prudence reste de mise. La mer parfois agitée, demeure un environnement imprévisible et potentiellement dangereux, notamment pour les enfants et les personnes qui ne savent pas nager.
Une scène effroyable se serait déroulée une dizaine de minute avant notre arrivée sur la plage de Port-Bouët. Deux adolescents qui tentaient de nager auraient échappé à une noyade grâce à l’intervention d’un ancien sauveteur, venu lui-même profiter de l’air.
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Il raconte, «ces deux jeunes d’environ une quinzaine année chacun, emportés par le courant étaient en train de se noyer. Étant sauveteur je ne pouvais pas rester sans rien faire. Je suis précipité et ai réussi à les faire sortir (…)», relate Guiraud Ezéchiel, ancien sauveteur, qui a dû mettre fin à ce service selon lui, à cause de quelques démêlés avec son ancienne hiérarchie.
Les visiteurs et vacanciers sont donc appelés à éviter de s’aventurer trop loin du rivage, à surveiller constamment les enfants et à respecter les consignes de sécurité.
«Il y a encore beaucoup à faire au plan sécuritaire. On ne voit pas de sauveteur ni de maître-nageur», déplore Z. D. E.
Alors que la rentrée approche, à Port-Bouët comme à Grand-Bassam, les plages continuent de jouer pleinement leur rôle de lieux de détente.
