Dans cette salle de cybercafé, le calme contraste avec l’effervescence habituelle des vacances. Les ordinateurs sont pour la plupart éteints. Quelques étudiants sont assis devant les écrans, sans pouvoir travailler. D’autres patientent.
À cette période de l’année, ces espaces sont pourtant très sollicités. Les vacances représentent une période importante pour les cybercafés, qui accueillent de nombreux étudiants pour des formations en informatique, notamment sur Word, Excel ou encore les outils numériques.
Mais les coupures quasi quotidiennes d’électricité viennent perturber cette activité. «Ce sont les moments de vacances, ce sont des moments où nous accueillons davantage d’étudiants dans notre centre. Si toutefois cette coupure est générale et que nous n’arrivons pas à trouver une autre solution, ça nous pénalise vraiment», explique Alpha Issiagha Barry, gérant de cybercafé.
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À ces difficultés s’ajoutent celles de la connexion Internet. Pour les étudiants qui doivent effectuer des recherches, déposer des candidatures ou suivre des démarches en ligne, une connexion instable peut rapidement devenir un véritable obstacle.
«Avec la connexion Orange et tout, ça ne marche pas. En plus, on travaille avec le VPN. Il y en a d’autres qui viennent ici pour essayer de postuler mais on a du mal à les aider», témoigne Alpha Issiagha Barry, gérant de cybercafé.
Dans la salle, l’attente se prolonge. Une situation qui affecte directement les usagers, mais aussi les responsables de ces centres, qui voient leurs activités ralentir au moment même où la demande est censée augmenter. «Parfois, nous pouvons être en plein travail, avec les étudiants qui sont là, nombreux. Pendant les vacances, vous le savez vous-même, il y a beaucoup d’étudiants qui viennent. Et immédiatement, le courant peut se couper d’un coup. Cela peut nous impacter personnellement, mais les étudiants aussi peuvent se plaindre à cause de cette situation», explique Jacob Dogpavogui, informaticien.
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Pour ces jeunes, chaque heure sans électricité ou sans connexion est du temps perdu. Dans un contexte où les démarches administratives, les candidatures, les formations et même certaines activités professionnelles passent par Internet, l’accès régulier à l’électricité et à une connexion stable devient plus qu’un confort: une nécessité.
