Guinée: interdiction de l’orpaillage anarchique dans une région aurifère

Le 03/11/2026 à 08h10

Le gouvernement guinéen a annoncé lundi l’interdiction formelle de l’exploitation artisanale de l’or dans plusieurs zones sensibles de la région aurifère de Siguiri (nord-est) ainsi que le déploiement permanent des forces de défense et de sécurité pour faire respecter cette mesure.

La région de Siguiri est l’une des principales zones aurifères de Guinée, l’un des principaux producteurs d’or sur le continent africain.

L’exploitation artisanale de l’or y constitue une importante source de revenus pour la population, mais elle est régulièrement associée à des problèmes de dégradation environnementale et de sécurité.

Dans un communiqué conjoint de cinq ministères, lu à la télévision nationale par le porte-parole de l’armée, le général Mamadou Aliou Sow, les autorités justifient cette décision par les dégâts environnementaux considérables provoqués par l’exploitation anarchique et illégale de l’or dans cette région.

Des missions d’inspection et d’évaluation menées ces derniers mois à Siguiri ont notamment révélé une dégradation alarmante des sols, des terres agricoles et du couvert végétal, ainsi que la pollution et l’ensablement du fleuve Niger, du Tinkisso et de leurs affluents, selon le communiqué.

Le gouvernement dénonce notamment l’utilisation non réglementée d’engins lourds, de dragues, d’explosifs et de produits chimiques dangereux, dont le mercure et le cyanure, dans les activités d’extraction artisanale.

Face à cette situation, l’exploitation minière est désormais formellement interdite dans les lits et sur les berges des cours d’eau, les terres agricoles, les pâturages, les aires protégées, les forêts classées, ainsi qu’aux abords des agglomérations et des infrastructures publiques.

Pour assurer l’application de ces mesures, les autorités annoncent le déploiement permanent d’une force mixte composée notamment de militaires, de gendarmes, de policiers, de douaniers et de conservateurs de la nature.

Des contrôles seront également effectués sur les axes routiers et fluviaux ainsi qu’aux points d’entrée de la région afin d’empêcher l’acheminement d’engins lourds, de dragues, d’explosifs et de produits chimiques destinés à l’exploitation illégale.

Les autorités entendent également renforcer le contrôle de la commercialisation de l’or extrait dans la région.

Son achat et sa vente devront exclusivement passer par des comptoirs agréés, selon le communiqué.

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 03/11/2026 à 08h10