Cette immense décharge de 28 hectares, située au cœur de la capitale, très polluante, était devenue un grave problème de santé publique et de sécurité pour les riverains du quartier de Dar-es-Salam.
Une partie de cette montagne de déchets s’est effondrée dans la nuit du 22 au 23 août dernier en raison de fortes pluies, emportant des habitations et causant la mort de 36 personnes.
La cérémonie de lancement des travaux a commencé par une minute de silence en hommage aux victimes de ce drame qui a ému dans ce pays ouest-africain.
Cette montagne de déchets émettait aussi des gaz toxiques issus de la combustion des déchets, et déversait des eaux polluées dans le quartier.
«Dar-es-Salam était devenue une honte nationale», a déclaré le ministre de l’Assainissement Aboubacar Camara.
Présent à la cérémonie, le Premier ministre Amadou Oury Bah a promis de «transformer cette plaie béante qui a endeuillé pendant des décennies plusieurs familles guinéennes en un espace de vie, de convivialité, de loisirs, d’espoir et de meilleure santé».
Une fois la montagne de 7,2 millions de tonnes de déchets stabilisée, pour éviter de nouveaux effondrements, et dépolluée, elle sera transformée en parc.
Un projet qui s’inspire de la transformation réussie de la décharge d’Akouédo, à Abidjan, devenue un parc urbain, ouvert en 2025.
Le projet est financé et réalisé par Winning International Group, une société singapourienne et l’un des opérateurs de l’immense mine de fer de Simandou.
Le coût et la durée de travaux n’ont pas été précisés.
Pour remplacer la décharge de Dar-es-Salam, un centre moderne d’enfouissement des déchets est en construction sur le site de Baritodé, à Coyah, à une cinquantaine de kilomètres de Conakry.
