Guinée. L’interdiction des plastiques repoussée de 6 mois: quid des solutions alternatives?

Le 09/10/2026 à 09h48

VidéoLa décision d’accorder un délai de six pour se conformer à l’interdiction du sachet plastique n’a pas fait taire les voix qui réclament des solutions de rechange et appellent gouvernement et industriels pour préparer une solution durable.

Une bouteille d’eau à la main, Vincent Iffono a repris ses nouvelles habitudes. Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction des plastiques à usage unique, il s’est tourné vers l’eau conditionnée en bouteille. Mais avec la rareté du produit et la hausse des prix, le retour temporaire des sachets d’eau est pour lui un soulagement: «nous remercions le gouvernement d’avoir autorisé, pour au moins six mois, l’usage des sachets d’eau parce que je payais au prix fort les quelques bidons d’eau minérale».

Mais pour certains consommateurs, ces six mois ne doivent surtout pas être considérés comme une solution définitive. Ils doivent permettre aux entreprises et aux autorités de préparer la transition vers d’autres emballages, confie Faya Keita, citoyen guinéen: «il faut que le gouvernement accorde la possibilité aux entreprises de trouver une solution, six mois, ça file très vite. Les autorités doivent recenser toutes les usines et impose le rachat des sachets d’eau déjà utilisés, alors, nous ne verrons plus de sachets traîner parterre».

Une préoccupation qui rejoint d’ailleurs l’un des objectifs affichés par les autorités: utiliser cette période transitoire pour encourager les emballages biodégradables.

«Oui effectivement il faut régulariser parce qu’avec les eaux en sachets là, on a affaire à plusieurs qualités et variétés. Chaque personne qui réussit à faire un forage produit automatiquement de l’eau en sachets là. L’eau dans les bouteilles semble plus propre et adaptée. Je crois qu’il faut aller vers ça», confie Vincent Iffono.

Le moratoire ne constitue toutefois pas une levée générale de l’interdiction des plastiques à usage unique. Les autres emballages et objets concernés par le décret restent interdits. Pour les consommateurs comme pour les producteurs, le compte à rebours est donc lancé.

Par Mamadou Mouctar Souaré (Conakry, correspondance)
Le 09/10/2026 à 09h48