Ils jonchent les caniveaux, bordent parfois les routes. À Conakry comme à l’intérieur du pays, les sachets plastiques font désormais partie du décor urbain. Une présence devenue banale mais dont les conséquences sur l’environnement sont régulièrement dénoncées.
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Alors que le gouvernement annonce l’entrée en vigueur, dans un délai de 90 jours, de l’interdiction des sachets plastiques à usage unique, certains entrepreneurs ont déjà pris les devants en misant sur des alternatives biodégradables.
Dans un atelier où le papier remplace progressivement le plastique, les machines tournent pour répondre à une demande encore modeste mais appelée à croître.
Ici, on fabrique des sacs destinés aux commerces, aux pharmacies ou encore aux cérémonies. Pour Mamadou Bhoye Diallo, cheffe de production, cette activité est une réponse concrète à un problème environnemental majeur. «Elle propose une alternative aux sacs plastiques: les sacs en papier, qui sont biodégradables et plus respectueux de l’environnement. Nous produisons pour les entreprises, les boutiques, les cérémonies, les pharmacies, ainsi que pour les particuliers et les prestataires».
L’annonce gouvernementale est accueillie favorablement par plusieurs citoyens qui espèrent voir disparaître progressivement les déchets plastiques des espaces publics.
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El Hadj Oumar Diallo estime que cette mesure pourrait contribuer à protéger faune et flore. «C’est une bonne nouvelle qui va nous aider à participer à la lutte contre la pollution de l’environnement. J’ai grandi au village et je peux vous dire que lorsque les animaux mangent du plastique, ils finissent par s’étouffer».
Si la mesure entre effectivement en vigueur dans les prochains mois, les producteurs de sachets biodégradables pourraient bénéficier d’un marché en pleine expansion.
Au-delà des opportunités économiques, les défenseurs de l’environnement espèrent surtout que cette décision marque un tournant dans la gestion des déchets plastiques en Guinée.
