Baptisé CYBER.EX 2026, «l’exercice reposait sur un scénario de cyberattaque touchant simultanément l’énergie, les télécommunications et les systèmes de paiement», explique à l’AFP le général de brigade Guelpétchin Ouattara, directeur général de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information de Côte d’Ivoire (ANSSI-CI).
Au cours de la simulation, qui s’est tenue mercredi et jeudi, les décideurs ont notamment été confrontés à plusieurs dilemmes: isoler un service critique ou pas, communiquer ou non, payer une rançon ou refuser.
«La crise est terminée et ça nous a coûté du temps, de la fatigue et la certitude surtout d’être un peu mieux préparés», a souligné le général Ouattara lors de la cérémonie de clôture jeudi.
Le principal enseignement de la simulation: «une crise cyber n’est pas forcément qu’une affaire de techniciens», mais aussi surtout «une crise de gouvernance», a-t-il précisé.
Selon le patron de l’ANSSI-CI, les rançongiciels, de plus en plus soutenus par l’intelligence artificielle, constituent aujourd’hui l’une des principales menaces cyber du pays. Il met également en garde contre les usages de l’IA susceptibles d’influencer ou de manipuler l’opinion publique.
«C’est un sujet informationnel, mais c’est hautement cybersécurité», dit-il.
Lors de la cérémonie de clôture, le prix de «la résilience cyber» a été décerné à la compagnie nationale Air Côte d’Ivoire, qui a été victime en février d’une cyberattaque ayant entraîné «l’extraction illégale» de «données sensibles.»
Les organisateurs ont salué la continuité de ses opérations en dépit de l’attaque et la coordination de sa réponse avec l’ANCI-CI.
Plusieurs étudiants ont également été récompensés pour avoir remporté des compétitions cyber organisées lors de l’événement, présentés par les organisateurs comme l’avenir de la cybersécurité en Côte d’Ivoire.
Le prochain CYBER.EX se tiendra à Abidjan les 28 et 29 octobre 2027, selon les organisateurs.
