Dans son atelier de fortune, aménagé au sein même de la maison familiale, Khalid Alichina donne libre cours à sa passion.
D’un simple bidon plastique et du papier destiné à finir parmi les déchets, le jeune artiste fait naître des œuvres originales et porteuses de sens.
«C’est des papiers jetés dans la ville, des papiers que les gens pensent qu’ils ont fini d’utiliser que je transforme en papier mâché, c’est ce papier mâché que j’utilise pour transformer les bidons en œuvre d’art», explique Khalid Alichina, artiste.
Fervent défenseur de l’environnement, Khalid développe plusieurs projets fondés sur la récupération et la valorisation des déchets plastiques. Une manière pour lui de joindre sa passion de l’art à son engagement pour un cadre de vie plus sain.
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«J’essaie de faire un arbre en bidons en plastique. C’est pour un projet que je développe pour les ronds-points. Je souhaite voir Niamey avec toutes ces œuvres sur les ronds-points tout en luttant contre la pollution», ajoute la jeune artiste.
Chaque semaine, une dizaine d’œuvres sortent de cet atelier. Sculptures, vases et objets décoratifs sont ensuite proposés à la vente, notamment aux femmes et aux jeunes du quartier, séduits par leur originalité et leur accessibilité.
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«J’apprécie vraiment ce que fait notre camarade. C’est pourquoi j’achète de temps en temps ses articles. C’est une manière de l’encourager, mais aussi de contribuer à sa vision de protection de l’environnement», explique Ismaël Moussa, client.
À travers chaque création, Khalid veut ainsi démontrer qu’un déchet peut avoir une seconde vie. Une démarche artistique et écologique qui transforme peu à peu les déchets plastiques en objets de valeur, tout en sensibilisant la communauté à la nécessité de protéger l’environnement.
