«Bamako la coquette», surnom affectueux donné à la capitale malienne ne colle pas à la réalité d’une ville jonchée de déchets, notamment plastiques.
Pour que la ville retrouve son lustre d’antan, plusieurs initiatives sont entreprises pour aider à la débarrasser des déchets.
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Aminata Traoré, la trentenaire, opère depuis 2022 dans la valorisation des déchets plastiques en pavés et en goudron. En plus de cela, elle transforme les déchets solides en engrais organique et en charbon écologique.
Pour la fabrication du goudron, elle mélange du gravier concassé qu’elle fusionne avec des plastiques récupérés qu’elle mélange avec un peu de goudron. Selon elle, «en plus des formations suivie, je m’inspire d’expériences menées ailleurs pour développer mon activité. Mon objectif est de réduire le volume de déchets qui s’accumulent dans les rues».
Outre les déchets plastiques transformés en goudron, les feuilles d’arbre et les coquilles d’œufs servent à fabriquer du charbon écologique «au lieu de laisser les entreprises étrangères importer nos déchets, les transformer et nous les revendre en produits finis, nous pouvons nous-mêmes valoriser ces ressources».
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Pour son collaborateur, Sinaly Konaté, son engagement dans ce projet est motivé par l’intérêt qu’il porte à la protection de l’environnement. Son rôle consiste à collecter les matières premières, notamment, les anciens sceaux abandonnés, les bidons d’eau minérale ou de boisson, ainsi que les anciennes sandales.
Enfin, Siriman Diallo, un citoyen qui travaille à côté d’Aminata Traoré estime que «l’initiative contribuera à réduire la quantité de déchets dans nos rues et j’invite d’autres femmes à s’engager dans les activités génératrices de revenus afin de renforcer leur autonomisation».
