«Le recensement a débuté hier. Le nombre total de personnes concernées ne sera connu qu’à l’issue de cette opération, prévue demain soir. Nous nous attendons à accueillir plus de 1.000 personnes», a déclaré vendredi à l’AFP Kimiebi Ebienfa, porte-parole du ministère nigérian des Affaires étrangères.
La Haute Commission du Nigeria à Pretoria a indiqué dans une note d’information datée de mardi et adressée à la communauté nigériane en Afrique du Sud que «les dates de départ des ressortissants ayant passé avec succès la procédure de sélection seront communiquées après ladite procédure».
«La Haute Commission a négocié avec les autorités du pays d’accueil des dérogations pour toutes les infractions liées à l’immigration, ainsi, les personnes se présentant au contrôle ne seront ni arrêtées ni placées en détention pendant toute la durée du contrôle, jusqu’à leur départ», précise le document.
Cette initiative intervient alors que l’Afrique du Sud été le théâtre de manifestations anti-immigrés, accompagnées d’allégations d’agressions et d’actes d’intimidation visant des ressortissants africains, au cours des dernières semaines.
Le pays est depuis longtemps une destination pour les travailleurs africains, malgré un chômage local très élevé et la pauvreté qui touche la population.
Il compte environ trois millions d’immigrés en situation régulière (5,1% de la population), selon les statistiques officielles.
Près des deux tiers de ces migrants proviennent d’Afrique australe, notamment du Zimbabwe et du Malawi, ainsi que de la République démocratique du Congo.
Certains viennent aussi d’Afrique de l’ouest.
Fin mai, le Ghana a affrété un premier vol de rapatriement pour environ 300 de ses citoyens évacués d’Afrique du Sud en raison des tensions.
