Ils ont manqué d’ambition ce soir face aux Scandinaves, se faisant éliminer par la Norvège sur un score (1-2), alors qu’ils cherchaient à écrire une autre page historique dans cette compétition internationale.
Alors que les supporters avaient parié sur leur victoire laquelle malheureusement n’a pas été en rendez-vous. Ce mardi 30 juin, les Éléphants de Côte d’Ivoire ont été freinés dans leur course à la quête d’une qualification en huitième de finale par une équipe de Norvège pas forcément meilleure.
Visages timorés pour certains, déception ou colère pour d’autres au coup de sifflet final, à Abidjan, cette défaite fait réagir les supporters partagés entre déception et fiers des pachydermes tombés «les armes à la main».
«On aurait pu gagner ce match, on avait le contrôle du jeu à la première mi-temps, même si on a encaissé le premier but avant la pause», regrettent Narcisse et son camarade.
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Menés avant la pause, les Éléphants sont revenus des vestiaires avec de meilleures intentions. La récompense est intervenue grâce à l’entrée de Amad Diallo, auteur du but égalisateur qui a redonné espoir à tout un peuple. Dans les rues d’Abidjan, l’espoir renaissait, les chants reprenaient et beaucoup croyaient déjà à un exploit historique.
Mais cette joie sera de courte durée. Alors que la prolongation semblait à portée de main, les Ivoiriens ont craqué dans les derniers instants de la rencontre en encaissant un but qui a crucifié les Eléphants.
«Quand Amad Diallo a marqué, on s’est dit que tout était encore possible. Si les joueurs étaient restés concentrés jusqu’au bout, on aurait pu tenir ce score et aller en prolongation. Mais la défense a manqué de concentration et le coaching opéré du sélectionneur n’a pas apporté le souffle attendu. Ce but encaissé à la fin fait très mal», regrette Jean-Charles, encore ému après la rencontre.
Malgré l’égalisation brillante d’Amad Diallo et une superbe performance, la Côte d’Ivoire a tout de même subi une défaite 1-2 face à la Norvège en raison de graves erreurs défensives.
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«J’ai toujours critiqué le coaching de l’entraineur... Il n’a pas une équipe type. Certains changements ont désorganisé l’équipe au moment où il fallait surtout préserver l’égalisation», analyse Kouadio N’daho, amateur de football. D’autres préfèrent relativiser, rappelant que le football se joue souvent sur de petits détails.
Malgré les efforts acharnés de stars offensives comme Nicolas Pépé et surtout Amad Diallo, des failles défensives fatales ont anéanti tous leurs espoirs. La défaite résulte du manque de concentration de la défense ivoirienne.
«Cette élimination nous laisse un goût amer. Il y avait de la place pour une qualification. Ce sont encore des détails qui stoppent notre élan dans cette compétition. C’tait du 50/50 mais ils ont su exploiter leurs occasions, sur des détails, alors que nous avons manqué de lucidité. Je suis très fier des supporters et très fier des Ivoiriens. Depuis le début, ils sont derrière nous. On a le meilleur pays au monde. Aujourd’hui, c’est dur pour tout le peuple», a confié le capitaine de l’équipe ivoirienne, Franck Kessié, suite à ce fiasco.
Malgré l’élimination et les critiques adressées au coaching et aux erreurs défensives, les supporters relèvent le parcours des Eléphants qui ont réussi à inscrire pour la première fois le nom de la Côte d’Ivoire à une phase à élimination directe en Coupe du Monde.
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«Ils ont tout donné. Nous sommes tristes, mais fiers d’eux, découragement n’est pas ivoirien ! Ils se sont battus jusqu’au bout. Mais il leur juste a manqué de l’efficacité», estime Jean-Charles. Comme lui, plusieurs supporters regrettent cette défaite.
Déçus mais reconnaissants, les supporters restent derrière leurs Éléphants qui ont fait rêver toute une nation. Si le rêve d’une qualification en huitième de finale s’est envolé, les joueurs n’ont pas démérité.
«Ils nous ont fait rêver. Ce n’est que le début d’une nouvelle histoire. Ils reviendront plus forts dans quatre ans», lance Sika Chris, un supporter sous les applaudissements de ses camarades. Une manière pour les Ivoiriens de transformer leur déception en espoir pour les prochaines échéances.
Désormais, il va falloir se remettre de cette élimination et passer à autre chose. Déjà qu’en septembre, les éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations arrivent à grands pas.
