Togo: le sambo fait ses armes sur la plage de Lomé

Un combat entre samboïstes sur le sable de la plage lors de la Coupe Africa Initiative à Lomé.

Le 02/11/2026 à 14h29

VidéoSamedi, à Lomé, la Coupe Africa Initiative a réuni les samboïstes sur le sable de la plage. Placée par ses organisateurs sous le signe de l’amitié russo-togolaise, la compétition met en avant un sport d’auto-défense qui se pratique sans armes. Une discipline qui fait ses premiers pas au Togo. Reportage.

En bord de mer, à Lomé, la Coupe Africa Initiative de Beach sambo s’est disputée samedi avec les athlètes de la Fédération togolaise et ses partenaires. Le sambo est né ans l’ex-Union des républiques soviétiques dans les années 10130. Son nom vient du Russe et qui signifie «autodéfense sans armes», et il est reconnu comme sport officiel depuis 1938. Au Togo, la fédération l’organise sur le sable depuis juin 2024.

«La rencontre de cet après-midi a été organisée pour célébrer l’amitié russo-togolaise, le sambo étant d’origine russe», explique Ayité A. Anenou, président de la Fédération togolaise de sambo.

Cette amitié a un cadre officiel, celui du mémorandum de coopération signé à Lomé en avril 2023 et qui prévoit de développer le sport, les infrastructures et la formation. Sur le sable, la fédération célèbre cet évènement en partenariat avec l’Alternative russo-togolaise (ART) qui œuvre à la promotion de la culture russe au Togo. Le sport fait partie intégrante de cette culture.

«C’est l’occasion de soutenir une fédération qui fait la promotion d’un sport. Le sambo, un sport comme un autre? Cela fait cinq ans que nous travaillons à développer cet art martial au Togo. Le sambo est un sport jeune chez nous. Les équipements nécessaires à la pratique du sambo sont difficiles à trouver et extrêmement coûteux», souligne le président de la Fédération togolaise de sambo.

«Le but de la mission du centre ART est de faire découvrir au peuple togolais la culture russe et vice-versa, d’aider la culture togolaiseà se faire connaître auprès du peuple russe», explique Kansame Alain Nangalene, secrétaire général de l’Alternative russo-togolaise (centre ART).

Au Togo, le sambo reste un sport jeune, au matériel rare et coûteux. La fédération et le centre ART veulent l’installer dans les habitudes, avec des partenaires russes.

Par Steve Costa Midjola
Le 02/11/2026 à 14h29