Plusieurs provinces du sud de l’Angola ont été durement touchées par une sécheresse qu’a aggravée El Niño, un phénomène climatique associé à des conditions de plus forte chaleur et plus sèches, rappelle l’ONG.
Dans son rapport, Amnesty souligne que les Angolais déplacés vivent dans de mauvaises conditions en Namibie, sans abris ou dans des abris de fortune surpeuplés, dans la peur d’être arrêtés et expulsés.
«En 2026, le programme de contrôle de la migration du ministère namibien de l’Intérieur a annoncé que plus de 1 000 ressortissants angolais avaient été renvoyés en Angola», selon l’ONG.
«Les autorités namibiennes doivent adopter une démarche fondée sur les droits face à la migration, afin de garantir que les personnes déplacées par la sécheresse et d’autres catastrophes naturelles puissent exercer leurs droits fondamentaux, en particulier avoir la possibilité de se faire enregistrer et d’obtenir des papiers», a critiqué Tigere Chagutah, le directeur régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International.
L’arrivée de ces réfugiés climatiques n’est «pas qu’une question humanitaire», «il s’agit d’une crise des droits humains exigeant une solidarité internationale, notamment une protection juridique contre le +refoulement+», a-t-il ajouté.
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L’Angola est l’un des principaux producteurs africains de pétrole brut et de diamants mais un tiers de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté fixé par la Banque mondiale.
Selon Amnesty International, 11,1 millions d’Angolais dépendent de l’agriculture pour vivre et sont donc très vulnérables aux conditions climatiques.
L’Afrique australe se prépare à des sécheresses de plus en plus importantes, liées au changement climatique, avec des vagues de chaleur extrêmes et des pénuries d’eau.
