CAN 2019: l’Afrique du Sud veut aider le Cameroun

Le stade de Japoma à Douala sera l'un des joyaux de la CAN 2019.

Le stade de Japoma à Douala sera l'un des joyaux de la CAN 2019.

Le 13/12/2017 à 17h32, mis à jour le 13/12/2017 à 17h58

Des entreprises sud-africaines proposent au Cameroun leur expertise pour optimiser les coûts de construction des infrastructures sportives prévues pour la CAN 2019 et faciliter leur livraison dans les délais.

Dans la perspective de l’organisation de la coupe d’Afrique des nations 2019, le Cameroun explore toutes sortes de collaborations. C’est ainsi que le ministre camerounais en charge des Sports a reçu la visite d’une délégation d’entrepreneurs sud-africains récemment. Les hommes d’affaires sont venus proposer leur expertise en matière de «cost management».

Il s’agit en gros d’une technique qui permet d’éviter les dépassements de budget et de respecter le chronogramme proposé dans les projets. Selon Costa Makwaza, le responsable exécutif d’Innovex, entreprise sud-africaine, ce sont ces méthodes qui ont notamment permis à l’Afrique du sud d’organiser avec succès entre autres, les CAN 2013 et 1996.

Une méthode qui pourrait être utile au Cameroun, tant l’opinion publique considère le coût de la construction et de la réhabilitation des infrastructures sportives élevé. Environ 160 milliards de francs CFA pour le complexe sportif d’Olembé à Yaoundé (60.000 places), près de 170 milliards pour le stade de Japoma à Douala, 60 milliards pour la réhabilitation du stade de la Réunification dans la même ville.

Au total, une trentaine de stades de compétition et d’entraînement sont requis pour l’organisation de la compétition et l’enveloppe risque d’être lourde, bien qu’aucun montant global n’ait été avancé jusqu’ici. Celui-ci pourrait cependant dépasser les 500 milliards de francs CFA, rien que pour les infrastructures sportives. «Apportez-nous vos propositions de projets. On a besoin de toutes les contributions pour réussir», a déclaré le ministre Bidoung Mkpatt à la délégation sud-africaine.

Au-delà des coûts, la sempiternelle question du respect des délais de livraison se pose à chaque fois. Même si à vue d’œil, le public a l’impression que les travaux n’avancent pas suffisamment vite, les ingénieurs se font rassurants.

A Douala par exemple, le taux de réalisation des travaux avoisine les 25% et la livraison du stade est toujours prévue pour septembre 2018. Les travaux de certains terrains d’entraînement n’ont pas encore démarré ou en sont à peine à l’étape des terrassements. Mais les promoteurs immobiliers en charge des constructions ne s’inquiètent pas outre mesure. «La construction d’un stade d’entraînement se fait en six mois. Les délais seront tenus», affirme ainsi un responsable d’Alcor équipement, en charge de la construction de certaines aires d’entraînement à Douala.

Par Elisabeth Kouagne (Abidjan, correspondance)
Le 13/12/2017 à 17h32, mis à jour le 13/12/2017 à 17h58