Pommes de terre, patates et oignons: la campagne 2025-2026 signe un succès notable au Burkina Faso. Une performance qui interroge sur les ressorts cachés de la productivité en zone de crise.
Loin des projecteurs braqués sur les conflits, une autre bataille se gagne au Burkina Faso: celle des semences, de l’eau et de la survie alimentaire. Et si la réponse aux crises sahéliennes ne se trouvait pas dans les états-majors, mais dans les sillons d’un maraîchage en pleine expansion ?
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La production maraîchère au Burkina Faso a atteint près de 1,470 million tonnes durant la campagne agricole 2025-2026, soit une hausse de 14,4% par rapport à la saison précédente (1,284 million tonnes), selon les données du ministère burkinabè chargé de l’Agriculture.
Une performance qui vient confirmer la dynamique de développement du secteur, fortement soutenu par les politiques publiques d’aménagement et d’accès à l’eau, souligne-t-on.
Cité par des médias locaux, le ministre de l’Agriculture, Ismaël Sombié, qui présentait les résultats de la campagne agricole lors du dernier conseil des ministres, a relevé que la production des racines et tubercules (pommes de terre, patates) s’est chiffrée à 61.512 tonnes, également en progression de 5%.
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Une performance qui traduit une amélioration progressive de la productivité agricole, malgré un contexte marqué par des défis sécuritaires et climatiques dans certaines zones du pays, indique la même source.
