Le Cameroun dispose d’importants gisements de minerais de de différentes natures, fer, uranium or, bauxite ou encore les gisements de pétrole offshore.
Cependant, le secteur est dominé par les exploitations minières artisanales qui entraînent un manque à gagner conséquent. La contribution de ce secteur ne dépasse guère les 0,63% dans la formation du PIB et ne représente qu’environ 5% des exportations totales du pays.
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Ces quelques statistiques suffisent à révéler le gouffre entre les potentialités d’un sous-sol riche et le modeste apport à l’économie d’un pays qui en a bien besoin.
Afin de mettre de l’ordre dans ce secteur encore sous-exploité, le gouvernement a lancé une réforme de fond qui commence par le retrait du permis d’exploitation a fait savoir le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt) par intérim, Fuh Calistus Gentry.
«En 2025, le gouvernement a délivré 122 permis miniers industriels, contre plus de 1.000 permis pour les exploitations artisanales et à petite échelle. Le taux de redevance minière est plafonné à 25%, alors que les exploitations artisanales d’or représentent 95% de toute la production aurifère du pays" rapportent des sources médiatiques.
En effet, le gouvernement camerounais a engagé des poursuites judiciaires contre plus d’une centaine de sociétés minières opérant sur son territoire.
Selon le ministre de tutelle, le Cameroun est entré dans le club des pays miniers en 2025 grâce au lacement de cinq grands chantiers de minerais de fer et de bauxite, «certains d’autres sont programmés courant 2026″ a assuré Fuh Calistus Gentry.
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L’objectif de la réformer est multiple: tarir les circuits frauduleux, reprendre le secteur minier, replacer les communautés locales au cœur des richesses du sous-sol et la restructuration du secteur artisanal en lançant des projets d’exploitation de minerais de fer, de bauxite, du cobalt, du nickel et de l’or dans plusieurs régions du pays.
Pour les économistes, il s’agit pour le Cameroun de diversifier son économie et pallier la baisse de ses recettes pétrolières.
Pour Le360 Afrique, Azidjé Aboha, ingénieur d’études à la direction de la géologie du ministère des Mines, énumère les principaux projets miniers en cours à travers le territoire national.
Le Sud du pays, notamment dans la localité de Kribi-Lobé, est riche en concentré de fer et où le pays envisage de produire quatre millions de tonnes de par an. Le minerai de fer est également présent dans la région transfrontalière entre le Cameroun et le Congo et dans la mine de Bipindi-Grand Zambi qui est en pleine structuration.
La bauxite se trouve dans la région de l’Adamaoua, notamment dans la localité de Minim-Martap où un gisement estimé à plus d’un milliard de tonnes ce minerais a été découvert.
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Azidjé Aboha rappelle également les chantiers d’exploitation du cobalt et du nickel dans les régions de l’Est et du Centre et les chantiers d’or de la région du soleil levant.
Il faut noter que l’exploitation des minerais dans le pays est tenue à plus de 95% par les entreprises étrangères. A ce monopole, l’Etat du Cameroun souhaite mettre un terme.
Le pays tient tout de même à renverser la tendance dans les mois à venir pour faciliter l’implication des entreprises locales. Les acteurs de la société civile exigent la transparence pour que les communautés bénéficient réellement de l’exploitation de leur sous-sol.
