Premier producteur de pétrole d’Afrique, le pays a augmenté sa production ces dernières années, notamment grâce à une lutte renforcée contre les vols, marquée par le recrutement d’anciens militants ayant autrefois saboté des oléoducs pour assurer désormais leur sécurité.
Le désengagement progressif de grandes compagnies pétrolières étrangères, confrontées à des scandales de pollution dans le delta du Niger, de certains projets terrestres et désireuses de se concentrer sur l’exploitation offshore, a permis à des entreprises locales de prendre le relais.
«L’amélioration des performances s’explique principalement par la stabilité des opérations de production sur la plupart des sites et par l’absence de perturbations majeures sur les oléoducs au cours de la période examinée», a indiqué dimanche soir la Commission nigériane de régulation du secteur pétrolier amont (NUPRC).
En incluant les condensats, la production pétrolière a atteint en moyenne 1,74 million de barils par jour en juin, a précisé la NUPRC.
Le gouvernement nigérian maintient son objectif d’une production de 2 millions de barils par jour.
La production pétrolière du pays le plus peuplé d’Afrique a longtemps été freinée par le siphonnage clandestin, ainsi que des allégations de corruption et de mauvaise gestion au sein de l’État.
Les chiffres enregistrés en juin constituent le niveau de production de brut le plus élevé depuis avril 2020.
