Mali-Maroc: les secteurs clés pour la relance du Conseil d’affaires

Le 24/07/2026 à 15h37

VidéoPlus de 50 entreprises marocaines ont pris part au Forum d’affaires de Bamako, témoignant du souci des gouvernements et des patronats des deux pays d’élargir le spectre des secteurs de coopération bilatérale. Un premier jalon a été posé avec la signature d’un protocole d’accord pour la relance du Conseil d’affaires Maroc-Mali.

La cérémonie d’ouverture du Forum d’affaires Maroc-Mali s’est tenue le 23 juillet, à Bamako, sous la coprésidence de Ryad Mezzour, ministre marocain de l’Industrie et du Commerce et de son homologue malien, Moussa Alassane Diallo.

Les opportunités d’investissement au Mali ont été présentées aux participants par l’agence pour la promotion des investissements. Au cours de ce forum, un panel de haut niveau consacré au cadre réglementaire du commerce, aux opportunités d’investissement en outre offre exploitable réunissant des experts et responsables marocains et maliens de premier plan a été présenté aux participants.

Cet important rendez-vous économique a aussi été marqué par la signature de protocole d’accord entre la confédération générale des entreprises du Maroc et le Conseil national du patronat du Mali pour l’activation du conseil d’affaires Mali-Maroc. Le Conseil d’affaires sera coprésidé par Moncef Ziani du côté marocain et Sory Ibrahima Maiga pour le Mali.

Un second accord a été signé entre la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC) et la Fédération malienne de l’électricité, de l’énergie et des énergies renouvelables et nouvelles (FENEM), afin de renforcer la coopération entre les entreprises des deux pays dans le secteur énergétique.

Selon l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, Driss Isbayène, «ce forum économique Maroc-Mali a réuni une armada d’entreprises aussi bien marocaines que maliennes avec la présence de plus de 50 entreprises marocaines, une centaine de personnes, côté malien, c’est plus de 200 personnes avec des entreprises».

Chakir Mohammed Zakaria, directeur général de Sommavi, société Maroco-malienne d’aviculture, précise que «notre mission n°1, c’est de partager l’expérience qu’ils ont dans le domaine avec les maliens. Nous ne sommes pas seulement des vendeurs de poussins et d’aliments volailles mais également, des conseillers et partenaires d’éleveurs maliens. Notre entreprises est présente au Mali depuis 2018 qui est un marché prospère surtout en agroalimentaire. Il y a énormément d’opportunités de partenariat».

Le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo a souligné que «le Maroc est aujourd’hui l’un des premiers investisseurs africains au Mali présent dans les secteurs stratégiques de la banque, des assurances, des télécommunications, de l’agro-industrie, de l’énergie et des mines. Je suis persuadé que ce forum consolidera cette dynamique et donner une impulsion plus diversifiée et plus ambitieuse».

En plus de ces secteurs, le patronat marocain a identifié énergies renouvelables, l’agriculture, élevage, agro-industrie et hydraulique, les mines comme les domaines d’activité à même de porter le Conseil d’affaires qui vient d’être mis sur pied à Bamako. D’autres secteurs comme les mines, les industries pharmaceutiques, le transport aérien et la santé figurent également parmi les secteurs identifiés pour une relance effective de la coopération entre les deux pays.

Le ministre Diallo estime que «la tenue de la 4e session de la grande commission mixte de coopération Mali-Maroc offre l’occasion de dresser le bilan des accords et conventions qui lient les deux pays, d’en évaluer la mise en œuvre, et de tracer les nouvelles perspectives de coopération dans tous les domaines».

Moussa Alassane Diallo dira enfin que «le Mali est une terre d’opportunités qui dispose d’atouts considérables, une position géographique stratégique au cœur de l’Afrique de l’Ouest, et des ressources naturelles abondantes».

Pour lui, «le gouvernement malien a engagé d’importantes reformes pour améliorer le climat des affaires, faciliter l’investissement privé et sécuriser les capitaux étrangers». Il continue en disant que «le gouvernement a la ferme volonté de faire du secteur privé, le véritable moteur du développement économique».

Par Diemba Moussa Konaté (Bamako, correspondance)
Le 24/07/2026 à 15h37