Avec sa capacité de 700.000 barils par jour, la raffinerie dépasse la demande intérieure en carburant du Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique avec ses plus de 240 millions d’habitants, et a commencé à exporter ses carburants à l’étranger il y a quelques mois.
Mise en service il y a deux ans, elle est la plus grande raffinerie du continent et prévoit de plus que doubler sa capacité de production pour atteindre 1,4 million de barils par jour d’ici à 2028, ce qui en ferait la plus grande raffinerie au monde, dépassant ainsi la raffinerie indienne de Jamnagar.
Lors de son entrée en bourse en septembre, le groupe proposera «4,1 milliards d’actions ordinaires au prix de 525 nairas par action, ce qui pourrait permettre de lever environ 2.150 milliards de nairas en cas de souscription intégrale», soit 1,6 milliards de dollars, a déclaré le groupe Dangote.
L’entrée en bourse de ce mastodonte «pourrait devenir l’une des plus importantes opérations sur les marchés financiers de l’histoire du Nigeria», selon le groupe.
En juillet, la raffinerie avait déjà obtenu un investissement de 2,5 milliards de dollars auprès d’investisseurs privés pour financer ses projets d’expansion.
Dangote prévoit également de construire une raffinerie de pétrole d’une capacité de 700.000 barils par jour en Afrique de l’Est, à Lamu, sur la côte kenyane.
L’Afrique importe actuellement plus de 70% de ses carburants raffinés et environ 230 milliards de dollars de biens essentiels, notamment des denrées alimentaires, des plastiques, de l’acier et des engrais chaque année, a indiqué l’Africa Finance Corporation (AFC) dans un rapport publié en avril.
Aliko Dangote avait déclaré en juillet vouloir réduire «la dépendance de l’Afrique vis-à-vis des produits raffinés importés» et renforcer la «sécurité énergétique du continent».
