Ce capital-investissement permet aux investisseurs d’acquérir une participation dans cette raffinerie d’une capacité de 650.000 barils par jour, mise en service il y a deux ans et qui est actuellement la plus grande du continent.
Jusque-là, seule la société pétrolière NNPCL, contrôlée par le gouvernement nigérian, détenait une participation dans l’entreprise, à hauteur d’environ 7,2%.
Cet investissement est «considéré comme le plus important investissement privé rendu public en Afrique», a déclaré Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals dans un communiqué.
Selon des experts, ce placement privé constitue une étape préalable à l’introduction en Bourse de la raffinerie, qui devrait permettre au grand public d’investir dans l’entreprise au cours de l’année.
Le fondateur de l’entreprise et homme le plus riche d’Afrique, Aliko Dangote, a déclaré que les fonds issus de ce placement privé permettraient de lever «des capitaux destinés à compléter (…) les flux de trésorerie internes et les financements externes», alors que l’entreprise «poursuit son programme d’expansion».
Le groupe prévoit plus que doubler sa capacité de production pour atteindre 1,4 million de barils par jour d’ici à 2028, ce qui en ferait la plus grande raffinerie au monde, dépassant ainsi la raffinerie indienne de Jamnagar.
Dangote prévoit également de construire une raffinerie de pétrole d’une capacité de 700.000 barils par jour en Afrique de l’Est, à Lamu, sur la côte kenyane.
L’Afrique importe actuellement plus de 70% de ses carburants raffinés et environ 230 milliards de dollars de biens essentiels, notamment des denrées alimentaires, des plastiques, de l’acier et des engrais chaque année, a indiqué l’Africa Finance Corporation (AFC) dans un rapport publié en avril.
Grâce à cette levée de fonds, Dangote a déclaré que la société visait à réduire «la dépendance de l’Afrique vis-à-vis des produits raffinés importés» et à renforcer la «sécurité énergétique du continent».
