Ce petit Etat autoritaire d’Afrique centrale, dirigé par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo depuis 1979, est régulièrement pointé du doigt pour ses dérives liberticides.
Depuis le 2 septembre, le débit d’Internet est limité et l’accès aux plateformes Facebook et Tiktok, les plus populaires dans le pays, est impossible pour les utilisateurs équatoguinéens qui ne sont pas munis d’un réseau privé virtuel (VPN).
Les autres plateformes du groupe Meta, Whatsapp et Instagram, fonctionnent mais de façon limitée.
Ce qui s’apparente à un blocage de Facebook et TikTok survient après la diffusion d’une vidéo devenue virale d’une jeune femme accusant de corruption le vice-président, Teodoro Nguema Obiang alias Teodorin, le fils aîné du chef de l’Etat.
L’autrice de cette vidéo a ensuite été arrêtée par les autorités.
Connu pour son train de vie luxueux qu’il affiche sur les réseaux sociaux, Teodorin a notamment été condamné par la justice française en 2021 dans le cadre d’un procès pour «biens mal acquis» et il a vu ses actifs gelés au Royaume-Uni au terme d’enquêtes sur des faits de corruption.
Contacté, le ministre équatoguinéen de l’Information n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.
Au Gabon, voisin de la Guinée équatoriale, les réseaux sociaux sont suspendus depuis février, officiellement pour lutter contre la diffusion de «contenus (...) portant atteinte (...) à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale».
