Au lycée privé Elisa, Roukiatou Marané savoure son admission. Sourire aux lèvres, la nouvelle bachelière mesure le chemin parcouru. Pour elle, ce diplôme marque le début d’une nouvelle aventure.
«Dieu merci. Parce que certains sujets nous ont inquiétés. Tout le monde en parlait. Mais au final, Dieu a fait grâce, je suis admise!», a dit Roukiatou Marané, élève en classe de Terminale au lycée privé Ste Mère Teresa de Ouagadougou.
À quelques pas de là, Benjamin Nassa peine à contenir son émotion. Le jeune bachelier rêve déjà d’études à l’étranger. Son objectif : acquérir des compétences de haut niveau avant de les mettre au service du pays et pourquoi pas du continent.
«Mon année scolaire a été tellement chargée qu’à un certain moment, je n’arrivais plus à suivre les cours. Il fallait beaucoup réviser. Je suis vraiment émue. Je souhaiterais voyager, aller me former et revenir travailler au pays», confie Benjamin Nassa, nouveau bachelier.
Mais cette journée est aussi un moment de solidarité. Issa Ouédraogo, parent d’une élève admise, adresse un message d’encouragement aux candidats recalés. Selon lui, un échec ne définit pas un parcours.
Avec de la persévérance, chacun peut rebondir. «Ceux qui n’ont pas réussi n’ont pas démérité. Peut-être que la chance ne leur a pas souri. Mais je leur souhaite d’avoir beaucoup de courage et de retenter la prochaine fois», lance Issa Ouédraogo, parent d’élève.
Entre larmes de joie, espoirs et nouveaux défis, le baccalauréat 2026 marque une étape décisive pour une génération appelée à écrire l’avenir du pays.
