Pour de nombreux citoyens, le plafonnement des frais de scolarité dans les écoles privées soulage des ménages déjà confrontés à la hausse générale du coût de la vie. Ils estiment qu’elle permettra à davantage de familles d’inscrire ou de maintenir leurs enfants dans les écoles privées, tout en réduisant la pression sur le budget consacré à l’éducation.
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«Je pense que c’est une mesure salutaire qui va soulager les parents d’élèves que nous sommes. Je crois que ça existait déjà au niveau des établissements publics», salue Seydou Traoré, citoyen burkinabè.
Le décret couvre l’ensemble du spectre éducatif privé: écoles primaires, établissements d’enseignement post-primaire et secondaire général, technique et professionnel, universités, grandes écoles et autres institutions privées d’enseignement supérieur.
Selon le ministre de l’Éducation de Base, de l’Alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, les frais concernés englobent les frais de dossier, d’inscription, de formation, de laboratoire, de soutenance, d’établissement de diplôme, ainsi que tout autre frais lié à la vie pédagogique.
«Pourvu que ça ne joue pas sur la qualité de l’enseignement. Il y a des écoles privées qui payent les enseignants au même titre que le public. Pour d’autres parents, au primaire, ça va jusqu’à 86.000 francs, mais l’enseignant est payé comme au public», explique Amado Kaboré, un autre citoyen.
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À l’image de M. Kaboré, plusieurs parents estiment que cette décision constitue une avancée vers un meilleur accès à l’enseignement. Selon eux, les frais de scolarité étaient devenus difficiles à supporter, obligeant parfois certaines familles à revoir leurs priorités ou à retirer leurs enfants de l’école. Avec ce nouveau plafonnement, ils espèrent une rentrée scolaire plus sereine.
Sur les conséquences éventuelles de cette mesure, les Burkinabè se montrent confiants. Ils ne redoutent pas une baisse de la qualité des enseignements, estimant que les établissements privés disposent des capacités nécessaires pour maintenir leurs standards pédagogiques.
Pour eux, la qualité de l’éducation repose avant tout sur la compétence des enseignants, l’organisation des écoles et une gestion efficace des ressources. Ils appellent toutefois les autorités à veiller au respect de cette mesure et à accompagner sa mise en œuvre.
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«Nous faisons confiance au gouvernement. Je pense qu’avec les concertations qui ont eu lieu avec les acteurs du privé, les choses devraient pouvoir aller dans le bon sens et pour tout le monde», rassure Seydou Traoré.
