Le communiqué du Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (Beac), Yvan Sana Bangui, est sans équivoque: «les pièces de monnaie de l’ancienne gamme (mises en circulation entre 1958 et 1985) seront démonétisées à compter du 1er novembre 2026».
Cette résolution émane du Comité Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (Umac) adoptée lors de sa session ordinaire du 7 octobre à Ndjamena au Tchad.
Selon le communiqué, les usagers pourront les échanger aux guichets des établissements de crédit et de microfinance, ainsi qu’à la Beac, contre des pièces de monnaie des gammes 2026 2024 suivant un calendrier bien établi.
Cependant, entre le 1er novembre 2026 et le 31 octobre 2027, ces moyens de paiement pourront être échangés, gratuitement, aux guichets des banques, des établissements de microfinance et de la BEAC, contre des pièces des gammes 2006 ou 2024.
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Au Cameroun, il y a visiblement confusion entre ces différentes dates.
A Yaoundé, comme partout au Cameroun, il se dit que la date buttoir serait le 1er novembre 2026 et non en 2027. Se pose alors la question de savoir si les usagers, notamment les petits commerçants de continuer de d’accepter ces pièces de monnaie censées n’avoir plus cours dans une poignée de jours.
Au marché d’Elig-Edzoa à Yaoundé, cette revendeuse de tomates témoigne de son désarroi, «nous sommes à quelques jours du 1er novembre 2026, et si je continue de prendre ces pièces, je cours le risque de perdre mon argent», a-t-elle déclaré.
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Cette crainte justifie le refus général que Yaoundé connait en ce moment avec de graves conséquences sur les recettes tel que nous l’a expliqué une tenancière de callbox au quartier Emana: «mes recettes ont baissé. Avant cette annonce, je rentrais avec en moyenne 30.000 Fcfa de bénéfice par jour. Actuellement, je ne compte même pas 15.000 Fcfa», a-t-elle déclaré.
De nombreux observateurs accusent une mauvaise communication ayant entrainé cette crise générale qui touche toutes les couches sociales dans le pays.
