Il ne se passe plus une seule journée à Yaoundé sans que l’on ne dénonce un cas de piratage d’un compte Facebook, Whatsapp, Instagram, Tik Tok. Les plaintes sont tellement nombreuses que les internautes ne savent plus à quel saint se vouer. Les victimes se comptent dans toutes les classes sociales, chez les jeunes comme chez les personnes âgées.
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Une étudiante rencontrée non loin du campus universitaire de Ngoa Ekellé à Yaoundé se souvient encore du coup dur dont elle a été victime. «Mes parents m’avaient fait un dépôt de 500.000 Fcfa dans mon compte Orange Money pour un dossier de recrutement. Le reste de cette somme devait m’aider à gérer mon quotidien et à payer mon loyer. Avant même que je n’aille retirer cet argent, j’ai reçu une offre de bourse d’études au Canada à travers un groupe whatsApp. Aussitôt, j’ai introduit mes coordonnées dans la plateforme indiquée et quelques minutes après mon compte whatsApp a été piraté et celui d’Orange Money aussi. J’ai couru dans un call box pour retirer mon argent et c’est là où j’ai appris que mon compte a été vidé».
De tels témoignages ne sont pas rare. En 2025, l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication a traité 32.500 plaintes, soit une hausse de 30% par rapport à 2024. Selon des sources médiatiques, certains de ces méfaits impliquent des bandes organisées.
Des tels récits se comptent en milliers uniquement dans la capitale politique du pays où les usagers des réseaux sociaux reçoivent régulièrement des demandes d’aide de leurs amis ou membres de la famille en difficulté.
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«Bonjour cher ami, je te prie de m’envoyer en urgence 50.000 Fcfa pour rapidement sortir de la brousse où je suis actuellement coincé. Je te les rembourserai une fois en ville», un message qu’un usager de Facebook a reçu de son ami dans ce réseau social. Le compte de cet ami ayant été piraté auparavant.
Pour mettre un terme à ces activités criminelles, les internautes appellent l’Agence de Régulation des Télécommunications (Art) à plus de rigueur. Tandis que les informaticiens demandent plus de vigilance aux internautes qui doivent se méfier de toutes gratifications sur les réseaux sociaux.
