Conakry. Route de Sonfonia: lorsqu’il ne suffit pas de combler les nids-de-poule

Route de Sonfonia en chantier

Le 18/10/2026 à 15h12

VidéoSur la route de Sonfonia, déviation T7, les engins lourds sont à pied d’œuvre pour combler les trous et corriger les dégradations de la chaussée. Des gravats sont déversés puis répartis dans les parties creusées, tandis que les eaux de pluie et les caniveaux bouchés compliquent la situation. Pour les riverains et les usagers, l’enjeu est aussi de prévenir une nouvelle détérioration de cet axe très fréquenté.

Le bruit des moteurs couvre presque celui de la circulation. Sur la route de Sonfonia, déviation T7, des engins lourds s’activent pour remettre la chaussée en état.

Une machine déverse des gravats dans les parties creusées, d’autres interventions permettent ensuite de répartir les matériaux et de niveler les zones endommagées. Objectif: rendre cet axe plus praticable et limiter les difficultés rencontrées quotidiennement par les usagers.

Mais derrière ces travaux, le problème ne se limite pas aux trous qui parsèment la chaussée. Les caniveaux bouchés empêchent aussi l’évacuation normale des eaux de pluie.

L’eau déborde alors sur la route, fragilise le goudron et accélère sa dégradation. Conducteur d’engins lourds, Falilou Diallo explique que les équipes interviennent progressivement sur les points les plus problématiques. «Lorsque les caniveaux sont bouchés, l’eau déborde et atteint la chaussée, ce qui dégrade le goudron. Nous procédons donc progressivement à leur débouchage pour permettre à l’eau de s’écouler normalement et éviter qu’elle n’atteigne la route», explique t-il.

Un travail nécessaire sur cet axe emprunté quotidiennement par de nombreux automobilistes. Pour les usagers, la réparation doit toutefois aller au-delà d’un simple nivellement des trous.

Abdoulaye Diallo, un citoyen, insiste sur l’importance de corriger les affaissements de la chaussée. «Il faut aussi penser à relever les parties creusées et ne pas se contenter de les niveler. Cela permettrait d’éviter la formation de flaques d’eau et de faciliter l’écoulement des eaux de pluie vers les fossés. Car, lorsque les trous sont simplement nivelés, le passage répété des véhicules finit par affaisser de nouveau la chaussée».

Pour Falilou Diallo, la remise en état de la route et le débouchage des caniveaux pourraient également contribuer à fluidifier la circulation. Il souligne les conséquences d’une dégradation persistante de cet axe.

«Si nous laissons la situation perdurer, ce sont les populations qui vont en souffrir. Une route dégradée peut entraîner beaucoup de difficultés. Actuellement, nous essayons de déboucher les caniveaux et de remettre la route en état. Une fois les travaux terminés, cela devrait contribuer à réduire les embouteillages, car de nombreuses personnes empruntent cet axe. Il faut donc intervenir partout où l’on constate des points noirs afin de corriger les anomalies et d’améliorer la circulation».

Sur le terrain, les engins poursuivent leur travail, entre déversement de gravats et remise à niveau des parties endommagées. Reste un défi essentiel: faire en sorte que ces réparations résistent au passage des véhicules et aux prochaines pluies.

Pour les habitants comme pour les automobilistes, l’enjeu n’est pas seulement de combler les trous aujourd’hui, mais d’éviter qu’ils ne réapparaissent demain.

Par Mamadou Mouctar Souaré (Conakry, correspondance)
Le 18/10/2026 à 15h12