
En 2024-2025, 232 établissements au Maroc étaient concernés par la phase expérimentale de l’initiative «Collèges pionniers», pour environ 200 000 élèves. En 2025-2026, environ 683 244 élèves ont bénéficié du transport scolaire au Maroc (+5% par rapport à l’année précédente), dont plus de 80% en milieu rural. La même année, plus de 3 275 852 élèves ont bénéficié de bourses, 80 245 des cantines scolaires et 216 959 des internats. Autant d’initiatives qui ont contribué à ce que l’OCDE nomme «massification ou expansion éducative» chez les élèves âgés de 15 à 16 ans au moment de l’évaluation PISA 2025.

En Zambie, l’écart de 177 points en science entre favorisés et défavorisés révèle une école à deux vitesses.

Au Rwanda, 4% seulement des élèves atteignent le niveau 2 en lecture, le plancher mondial de PISA 2025.

Maurice affiche 60% d’élèves au niveau 2 en science, mais seulement 3% au niveau 5 ou 6: un socle moyen sans sommet.

Au Kenya, 26% des élèves défavorisés figurent dans le quart supérieur de performance en science. Un record mondial de résilience académique.
(Ryan Brown)
Derrière les scores des cinq pays africains de PISA 2025, cinq trajectoires contrastées: Maurice produit un socle moyen mais peu d’élèves très performants ; le Maroc massifie au prix d’un climat scolaire dégradé ; le Kenya s’appuie sur l’équité et un tutorat entre pairs très répandu (94%) ; le Rwanda affiche une résilience réelle mais une lecture critique (4% au niveau 2) ; la Zambie progresse avec l’écart socio-économique le plus large du rapport (177 points en science).
