Kenya: le piratage numérique coûte 710 millions de dollars par an à l’économie

Le 03/08/2026 à 15h48

Le piratage numérique occasionne chaque année des pertes estimées à 92 milliards de shillings kényans, soit environ 710 millions de dollars, à l’économie du Kenya, selon un rapport du Comité national de lutte contre le piratage numérique.

Présenté récemment, ce document met en garde contre les répercussions croissantes des violations du droit d’auteur sur les industries créatives, les finances publiques et le développement de l’économie numérique.

Le piratage numérique prive également l’État kényan d’environ 17 milliards de shillings de recettes fiscales annuelles et réduit les revenus des musiciens, cinéastes, auteurs, journalistes, développeurs de logiciels et diffuseurs sportifs, relève le rapport.

Cette pratique expose, en outre, les consommateurs à plusieurs risques, notamment les logiciels malveillants, la fraude et l’usurpation d’identité.

Le secrétaire de Cabinet chargé de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique, William Kabogo, a estimé qu’un renforcement de la lutte contre ce phénomène pourrait permettre de créer ou de préserver plus de 50.000 emplois dans les secteurs créatifs et technologiques.

Dans cette perspective, le gouvernement prévoit de mettre en place un cadre interministériel national de lutte contre le piratage numérique, qui sera coordonné par le ministère de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique, en partenariat avec les différentes institutions publiques concernées.

Les premières mesures envisagées comprennent le lancement d’une campagne nationale de sensibilisation, l’élaboration d’une politique nationale dédiée à la lutte contre le piratage numérique et l’introduction d’amendements au projet de loi sur le droit d’auteur et les droits voisins.

En 2022, les pertes annuelles liées au piratage numérique avaient déjà été évaluées à plus de 92 milliards de shillings kényans, principalement en raison de la diffusion illégale de contenus audiovisuels, de musique, de livres, de services de télévision payante et de jeux vidéo.

Par Le360 Afrique (avec MAP)
Le 03/08/2026 à 15h48