Kenya: un troisième cas d’Ebola annoncé

DR

Le 16/10/2026 à 17h26

Le ministère de la Santé du Kenya a annoncé vendredi un troisième cas d’Ebola sur son sol, une parente du patient vivant en République démocratique du Congo (RDC) qui avait amené la maladie dans le pays.

La malade était en quarantaine depuis le 6 octobre, jour où le Kenya a annoncé son premier cas - et son premier mort - d’Ebola, ce qui signifie que «le reste de sa famille et le grand public sont protégés de l’exposition au virus», a insisté le ministère dans un communiqué.

Diagnostiquée précocement après qu’elle a ressenti de «la fièvre, des maux de gorge et une sensation de malaise», cette femme de 65 ans reçoit actuellement les soins adéquats qui vont «augmenter ses chances de guérison tout en limitant le risque de propagation de la maladie», de même source.

Le deuxième cas rapporté au Kenya, déjà un parent du premier patient, était également en quarantaine lorsqu’il avait été testé positif à Ebola.

Les autorités kényanes avaient annoncé le 6 octobre la mort la veille dans un hôpital de Nairobi d’un Kényan vivant en République démocratique du Congo (RDC), première infection et premier décès lié à cette maladie jamais recensés dans le pays d’Afrique de l’Est.

Cet homme était selon la même source tombé malade environ un mois auparavant en RDC et avait été traité dans plusieurs hôpitaux de ce pays. Il avait ensuite traversé la frontière avec l’Ouganda par la route, puis pris un avion le 3 octobre depuis Kampala jusqu’à Nairobi.

Depuis, le ministère a recensé 130 contacts du premier cas, dont 127 (soit 97,7 % du total) ont été retrouvés et sont en quarantaine, indique le communiqué.

«Ce chiffre est supérieur au seuil de référence mondial de 85 % requis pour briser la chaîne de transmission», a encore affirmé le ministère de la Santé kényan, ajoutant poursuivre ses efforts pour retrouver les trois derniers cas contact.

La RDC est en proie à la 17e épidémie de maladie à virus Ebola de son histoire, devenue en quelques mois la plus meurtrière jamais connue dans ce vaste pays d’Afrique centrale.

L’épidémie, officiellement déclarée mi-mai, a passé la barre des 9.000 cas, pour 4.381 décès, selon les autorités sanitaires congolaises mardi.

L’Ouganda, voisin de la province de l’Ituri, foyer de ce nouvel épisode d’Ebola en RDC, avait confirmé 20 contaminations, dont deux mortelles. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré fin août l’épidémie terminée en Ouganda.

Ebola se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique. Il n’existe aucun vaccin ni traitement homologué à ce jour contre la souche Bundibugyo à l’origine de la flambée actuelle.

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 16/10/2026 à 17h26