Après les évènements tragiques du 25 avril 2026 qui ont ciblé la ville de Kati et plusieurs autres localités du pays, les groupes terroristes avaient décidé d’isoler Bamako en empêchant son approvisionnement en carburant.
Mais c’était sans compter avec les forces armées maliennes qui ont pu réalimenter la capitale en carburants. Ce nouvel approvisionnement a soulagé beaucoup de Bamakois. Ces derniers qui reconnaissent les efforts consentis par les autorités de la transition pour soulager la souffrance des populations.
Lamine Dembélé est chauffeur, selon lui «l’essence est maintenant disponible à Bamako malgré la diffusion par certains médias d’un éventuel blocus. Je viens de faire le plein de mon véhicule en un temps record».
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Il invite ses concitoyens «au calme et à la patience» car dit-il «les autorités s’efforcent à réunir toutes les conditions nécessaires au bon fonctionnement du pays».
Pour sa part, Modibo Sidibé, électricien, estime que «le pays est en guerre et la crise est mondiale. Il y a eu des moments où les citoyens passaient la nuit dans les stations-services pour avoir du carburant. Aujourd’hui, ils n’ont plus besoin de faire la queue, cela prouve que la situation s’améliore progressivement».
Modibo Sidibé encourage ses concitoyens à placer le Mali au-dessus de tout, à soutenir les autorités et faire de civisme; car, dit-il, «nous n’avons que le Mali».
Zenan Samaké, menuisier, explique qu’actuellement, «l’accès à l’essence est relativement aisé. Cependant, certaines difficultés demeurent. Les points de ravitaillement sont peu nombreux et espacés les uns des autres. Il y a pénurie de gasoil depuis un certain temps. Il incombe aux autorités de trouver une solution à cette situation sachant que des milliers de famille en dépendent».
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Si le problème de carburants se pose à Bamako, c’est aussi le fait des comportements peu scrupuleux de certains citoyens qui essayent de tirer profit de la situation. «Certains citoyens achètent le gasoil au prix règlementé par l’Etat, le stockent, puis le revendent des prix exorbitants», rappelant à ceux-ci que la solidarité est essentielle à ces heures difficiles.