Mauritanie: la pluie fait pousser les légumes ailleurs et grimper les prix à Nouakchott

Le 08/08/2026 à 08h04

VidéoParcelles inaccessibles, production locale insuffisante, unités de stockage rares... quand il pleut en Mauritanie, il n’est pas facile de se procurer des légumes à Nouakchott. Les produits maraîchers importés du Maroc et du Sénégal tentent d’adoucir l’addition.

Au marché marocain de Nouakchott, baromètre des prix des fruits et légumes de la capitale mauritanienne, les prix côtoient les sommets.

Cette hausse durant cette période d’hivernage, qui s’étend de juillet à septembre, s’explique par plusieurs facteurs. Ce ne sont pas les pluies abondantes à cette période de l’année qui pourraient palier le déficit structurel de la production maraichère mauritanienne. Bien au contraire, l’hivernage contraint au chômage les maraichers qui ne peuvent accéder à leurs parcelles devenues impraticables. En outre la spéculation et les problèmes de stockage font grimper les prix au sommet.

Hassan Sidi Mohamed, vendeur de légumes explique qu’«avec l’arrivée de l’hivernage, les prix des légumes affichent une hausse généralisée par rapport au niveau qui prévalait au mois de juin. Le kilogramme de patates douces est vendu à 45 ouguiyas, l’aubergine et la tomate à 35».

Pour sa part, Mohamed Maarouf, marocain, vendeur de pastèques, explique que «le marché des pastèques venant du Maroc est correctement approvisionné. Les prix varient entre 14 et 15 ouguiyas le kilo. Tout reste normal». La pastèque marocaine n’a pas vu son prix augmenter au grand bonheur des consommateurs durant cette période de chaleur.

Enfin, Baidi Diallo, vendeur de légumes «nous vendons trois variétés de légumes: ceux du Maroc, de Mauritanie et du Sénégal. Avec l’arrivée de l’hivernage, on note une hausse des prix. Le gros de nos produits est importé du Maroc. Toutefois, les patates douces viennent du Sénégal et sont trop chères».

Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)
Le 08/08/2026 à 08h04