À Ouagadougou, les étals de légumes affichent un visage inhabituel. La tomate, le piment, les aubergines et le poivron, pour ne citer que ces légumes, se font plus rares et leurs prix hors de portée. Le tas de cinq tomates, qui coûtait entre 100 et 200 francs FCFA est passé à 500 FCFA.
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Fatao, consommateur, dit craindre que cette situation ne s’installe durablement. «Je suis venu chercher des tomates, des oignons et des poivrons, je m’aperçois que les prix ont augmenté, avant ces légumes coutaient beaucoup moins cher».
«Avant, quand on venait pour des achats, c’était bon. Mais maintenant tout est devenu cher. On souhaite que les prix baissent afin qu’on puisse acheter», lance Mensah Koffi, un autre client, venu lui aussi faire le marché.
Du côté des vendeuses, l’inquiétude est tout aussi palpable. Si la hausse des prix pourrait laisser croire à de meilleures recettes, la réalité est différente. La clientèle se fait plus hésitante. Plusieurs d’entre elles évoquent un marché morose, marqué par la valeur élevée de certaines marchandises.
«Personnellement, je ne me plains pas mais il faut reconnaître que les condiments sont trop chers à l’exception des oignons», avoue Fatmata Koumsaga, vendeuse de légumes.
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Face à la situation, certains ménages s’adaptent en privilégiant des légumes plus accessibles, comme le chou, le gombo ou les feuilles vertes locales. D’autres se tournent vers des légumes séchés lorsque cela est possible.
En attendant un retour à un approvisionnement plus régulier, consommateurs et commerçants espèrent une stabilisation rapide des prix et de l’offre sur les marchés.
