Face à la flambée des prix qui touche particulièrement les ménages suite à la hausse des prix des carburants et d’autres produits alimentaires, le gouvernement a décidé de venir en aide aux familles les plus vulnérables.
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Des mesures sociales exceptionnelles ont été prises en faveur de 352.400 ménages ménages les plus vulnérables ce qui représente 2 millions de bénéficiaires pour une valeur totale de 5 milliards d’ouguiyas. Des paniers alimentaires seront distribués au profit de 155.000 ménages.
Mettant en œuvre cette initiative du gouvernement, plusieurs centres de distribution de denrées alimentaires ont été ouverts. Une visite dans l’une de ces structures de la commune de Riad (banlieue Sud de Nouakchott) permet d’appréhender la mesure de ce soutien.
Selon Brahim Khalil, chef d’un centre de distribution, «ma zone de supervision couvre 1.700 familles. La commune compte deux autres zones de distribution, soit un total de trois zones. Nous distribuons du riz, de l’huile, du sucre, des pâtes alimentaires et du blé».
Souleymane, citoyen à mobilité réduite, bénéficiaire explique sa satisfaction. «Nous sommes très satisfaits de cette opération. Nous remercions le président de la République pour cette initiative. Nous avons reçu du riz, de l’huile, du sucre, des pâtes... Nous demandons aux préposés de l’opération d’aider le public par une meilleure organisation».
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Si tous les bénéficiaires sont satisfaits de l’aide, certains dénonce la mauvaise organisation. «Nous sommes là depuis 6 heures du matin, avec notre numéro d’inscription sur le registre social. Les choses sont très mal organisées. Il faut trouver le moyen de faire passer les bénéficiaires d’une manière plus simple. L’attente sous le soleil est pénible», soutient Deida Abdallah, bénéficiaire.
Récemment, le gasoil a connu quatre augmentations successives. De 59,17 le litre de gasoil à 62,13 ouguiyas et celui de l’essence de 61,92 à 65,2 ouguiyas. Lors du point de presse, mercredi 3 juin, le ministre du Pétrole et de l’Énergie, Mohamed ould Khaled, a lié cette nouvelle hausse «à la flambée des cours mondiaux du pétrole, du fret maritime et du coût de l’assurance».
