Présence d’uranium dans le cobalt de RDC: le gouvernement annonce des analyses

La présence naturelle d’uranium dans les gisements cuprifères et cobaltiferes du Lualaba et du Haut-katanga est un fait géologique établie.

Le 07/08/2026 à 14h13

Le gouvernement de la RDC a annoncé vendredi que des analyses seront menées pour déterminer la quantité d’uranium présente dans certaines de ses exportations de cobalt, en réaction à une enquête publiée par plusieurs médias et chercheurs.

La République démocratique du Congo (RDC) dispose de richesses minières colossales, qui en font l’un des principaux réservoirs en métaux critiques indispensables à l’industrie mondiale.

Premier producteur de cobalt (68%) et premier producteur africain de cuivre (3,4 millions de tonnes en 2025), ce vaste pays d’Afrique centrale se retrouve aujourd’hui au cœur des intérêts économiques chinois et américains, Washington cherchant à s’assurer un approvisionnement sûr en minerais stratégiques et réduire le contrôle de la Chine sur ces ressources.

Fin juillet, une enquête publiée dans la revue Nature Communications, en partenariat avec le Financial Times et Lighthouse Reports, a fait état de la présence de quantités significatives d’uranium dans des cargaisons d’hydroxyde de cobalt extrait et exporté de RDC vers la Chine par des entreprises chinoises - ce que ces entreprises ont nié.

La présence d’uranium dans les gisements de cuivre et de cobalt du sud-est de la RDC «est un fait naturel» et «documenté», qui ne constitue «ni une anomalie», ni une «violation» des engagements internationaux de la RDC, ont estimé les autorités congolaises dans un communiqué publié vendredi.

Selon Kinshasa, «l’étude en cause ne repose pas sur des mesures directes effectuées sur des cargaisons exportées».

Une «campagne de vérification analytique contradictoire sera notamment menée, dont les analyses seront confiées à un laboratoire national ainsi qu’à un laboratoire international accrédité», poursuit le communiqué.

Le gouvernement annonce également «des consultations avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)», et «réaffirme son engagement à poursuivre la fiabilisation des chaînes d’approvisionnement».

Le secteur minier en RDC est réputé pour son opacité et la corruption qui le gangrène.

L’immense majorité du cobalt congolais est exporté vers la Chine.

L’uranium ayant servi à la fabrication de la bombe atomique larguée sur Hiroshima (Japon) en 1945 a été extrait dans la mine de Shinkolobwe, située dans la province du Haut-Katanga (sud-est) et fermée depuis les années 1960.

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 07/08/2026 à 14h13