Yaoundé suffoque à nouveau sous le poids des odeurs nauséabondes des multiples immondices qui jonchent plusieurs artères de la capitale politique du Cameroun depuis quelques semaines.
L’on croyait pourtant que la difficulté de gérer les ordures ménagères dans la ville aux sept collines avait été définitivement résorbée après la reprise des activités d’Hysacam, il y a quelques mois.
Lire aussi : Conakry. Comment empêcher les ordures de (re) boucher les canalisations ? Quand à lui seul le curage ne suffit pas
Hysacam est la principale société de gestion d’hygiène et de la salubrité dans toutes les grandes villes du Cameroun. Elle avait momentanément suspendu ses activités à Yaoundé sous réserve du paiement de plusieurs de ses factures par les autorités de la ville.
À ce jour, la situation est redevenue comme par le passé sous le regard inquiétant des habitants comme Roger Passia Passia, habitant le quartier Mvog Betsi «c’est regrettable ce que nous voyons. Les ordures sont dans toute la ville. Aucun coin n’est épargné. On se demande si les autorités vivent avec nous».
L’insalubrité dans la ville entraine pourtant des graves conséquences sur la santé des populations, avec la montée en puissance des cas de maladie comme le paludisme.
Lire aussi : Casablanca: des déchets ménagers recyclés dans la production d’énergie
Un autre habitant de la ville en est régulièrement victime, «Ma famille et moi habitons non loin d’une poubelle et j’ai remarqué que depuis que la société vient difficilement enlever les ordures, les cas de paludisme ont augmenté chez moi. L’un de mes cousins a même contracté la tuberculose. Je supplie la mairie de la ville à nous éviter le pire", a-t-il indiqué.
Parmi les causes de cette crise de gestion des ordures ménagères dans la ville de Yaoundé, le manque de financements des entreprises de nettoyage, la production excessive des ordures et la mauvaise coordination entre les départements ministériels et les différentes mairies de la ville.
