L’annonce de la tenue du congrès électif de la Fédération guinéenne de football, prévu le 27 octobre 2026, suscite déjà des réactions dans le milieu sportif guinéen. Pour les acteurs interrogés, l’enjeu de cette élection dépasse le simple choix d’un nouveau président. Il s’agit surtout de définir une nouvelle orientation pour le football guinéen, notamment en matière de formation et de développement à la base.
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Pour Naby Sylla, éducateur sportif, le prochain dirigeant devra être capable d’insuffler une nouvelle dynamique au secteur. «Nous espérons que la personne qui sera élue pourra faire bouger le football guinéen, notamment en s’intéressant davantage au football à la base», explique-t-il.
Plusieurs noms circulent pour occuper le poste de président de la fédération de foot parmi lesquels Mamadou Antonio Souaré, président fondateur du Horoya AC, et Ibrahima Khalil Kaba, président du Karifamoriah FC.
Des profils qui suscitent des appréciations différentes au sein du monde sportif. Naby Sylla dit connaître plusieurs des personnalités citées, tout en affichant une préférence pour Mamadou Antonio Souaré.
«Nous connaissons bien Ibrahima Khalil Kaba, ainsi que plusieurs autres personnalités du foot. Mais notre attention reste particulièrement portée sur Mamadou Antonio Souaré, qui, selon nous, a beaucoup apporté au football guinéen. Nous avons constaté des changements et des actions concrètes lorsqu’il était à la tête de la Fédération», affirme l’éducateur sportif.
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De son côté, Aboubacar Diallo, directeur sportif de Coléah United, met en avant le parcours d’Ibrahima Khalil Kaba et l’évolution de son club, une expérience qui pourrait constituer un atout dans la gestion du football national.
«Le Karifamoriah FC, dirigé par Ibrahima Khalil Kaba, est aujourd’hui en train de poser ses jalons dans le football guinéen. C’est une personnalité que beaucoup de passionnés apprécient. Depuis la montée du club en Ligue 1, je suis particulièrement fier de son parcours. Il n’a brûlé aucune étape: il a progressé petit à petit jusqu’à atteindre ce niveau. C’est une belle preuve de son expérience et de sa capacité à gérer progressivement un projet sportif».
Mais au-delà des personnalités susceptibles d’être portées à la tête de la Fédération, les éducateurs et responsables de clubs mettent surtout en avant les défis structurels auxquels le football guinéen reste confronté dont les infrastructures.
Naby Sylla pointe notamment l’état des terrains synthétiques disponibles du pays: «les infrastructures constituent encore de grands défis à relever. Combien avons-nous réellement de terrains synthétiques aujourd’hui? Beaucoup sont dégradés. Il faudrait en construire davantage et surtout les entretenir, afin de permettre aux jeunes joueurs de s’entraîner dans de bonnes conditions et de s’adapter à ce type de surface».
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Un constat que partage Aboubacar Diallo. Pour lui, la pénurie d’espaces d’entraînement affecte la qualité de la formation. «Lorsqu’un jeune n’a pas de terrain sur lequel s’exercer régulièrement, cela devient forcément un problème. Il est difficile de parler de bonne formation dans ces conditions. Le Centre technique de Nongo, qui constitue l’un des principaux espaces disponibles, est pratiquement saturé. De 6 heures du matin jusqu’à tard dans la journée, il est souvent impossible d’y trouver suffisamment d’espace pour s’entraîner».
Au-delà des infrastructures, les acteurs interrogés souhaitent également que la prochaine équipe dirigeante fasse de la formation des jeunes une priorité. Le 27 octobre 2026 s’annonce ainsi comme une échéance importante pour le football guinéen.
