La recommandation de l’allongement du mandat présidentielle, qualifiée par le ministre de «pratique», émane d’une commission chargée l’année dernière par le président John Dramani Mahama de réviser la Constitution de 1992.
Elle a estimé qu’un mandat présidentiel de quatre ans laissait à l’exécutif «un peu plus de deux ans» seulement de temps de gouvernance réelle, les six premiers mois étant consacrés aux nominations et la dernière année aux élections.
Un mandat de cinq ans pourrait ainsi «renforcer la responsabilité démocratique» des gouvernements, qui auraient davantage de temps pour tenir leurs engagements, selon elle.
La commission de révision de la Constitution a également préconisé de porter la durée du mandat des députés à cinq ans, pour l’aligner avec celle du mandat présidentiel.
Elle a par ailleurs proposé de maintenir la limite actuelle de deux mandats présidentiels.
La commission s’est prononcée pour un abaissement de l’âge minimum pour se porter candidat à la présidence à 30 ans, mais M. Ayine a fait savoir que le gouvernement opterait pour l’âge de 35 ans, estimant cependant que cela est «cohérent avec la tendance des Constitutions démocratiques modernes à favoriser l’inclusion des jeunes».
Le Ghana, important producteur d’or et de cacao d’Afrique de l’Ouest, dispose d’un régime démocratique stable depuis 1992.
